L’informel prend congé

Il occupe tous les espaces, publics surtout. Il pullule toutes les villes, même la capitale Alger, aussi grande soit-elle et une vitrine d’un pays. Aujourd’hui, il s’empare de l’essentiel de la vie commerciale. Il se développe à l’orée du commerce réglo qu’il suit au pas. Plus que ça, il s’accroche tel un champignon parasite qui survive sur le dos d’un organisme vivant. N’aviez-vous pas déjà entendu un commerçant se plaindre d’un phénomène, qui le ruine plus que ne le fait déjà le poids du fisc ?
Vous comprendriez par là qu’il est question de l’informel, qui finit par l’étouffer après l’avoir vidé de sa sève. Preuve en est que, lorsque le formel pend congé durant l’Aïd… «El Fitr»- nom de champignon en langue arabe- l’informel le rattrape et quitte le circuit.
Toutefois, ces dernières années, il prend un ascendant sur la vie économique. Ne le perdons pas de vue ! Derrière, un marché juteux, tenu en surface par de petits magnats, mais qui repose sur des milliards de dollars. Ses ramifications s’étendent outre-frontières pour pouvoir le contenir. À défaut de l’endiguer, maintenant on a tendance à l’adopter.
En cette circonstance de fêtes, justement, exceptés quelques rares vendeurs à la sauvette, habitant la «houma» d’à côté, qui proposent articles et gadgets pour enfants, les marchands de tout bord n’ont pas été de service. Plus que ça, ils ont cassé l’ordre à la permanence.
Certes, tous n’étaient pas concernés par l’instruction des autorités. Mais, quand même, à force de les pratiquer, les formels, qui étaient de service, en auraient besoin.
À plus forte raison que, leurs parallèles leur servent au moins d’attractivité commerciale.
En tout cas, pas autant qu’ils ne leur choppent les clients.
F. G.