Palestine

Les snipper sionistes tirent à balles réelles sur les Palestiniens : Après les enfants, les ambulances et les lanceurs de cerfs-volants ciblés

A moins d’une semaine de la manifestation de la grande marche du retour des palestiniens, l’armée de l’entité sioniste double de férocité contre les gamins et les jeunes palestiniens, manifestant pacifiquement à Ghaza, en Cisjordanie et dans les territoires palestiniens occupés, pour faire entendre leur attachement à leur terre et au droit du peuple palestinien d’avoir son Etat indépendant et sa Capitale El Qods.

C’est en tirant à balles réelles contre des enfants et de jeunes palestiniens lançant des cerfs-volants, certains aux couleurs de l’emblème national palestinien et El Koufia palestinienne, que le vent de la liberté emporte du côté de l’entité sioniste, qu’Israël mobilise «l’armée la plus morale du monde» comme le rappelle souvent le premier ministre sioniste pour déclarer et mener sa guerre aux enfants et aux jeunes de Palestine. Médecin et responsable du programme Palestine pour Médecins sans frontières (MSF), Mathilde Berthelot, a récemment affirmé, aux Médias étrangers, que «90% des blessés à Ghaza l’ont été aux membres inférieurs, ce qui signifie un ciblage» par tirs à balles réelles, de soldats et snippers israéliens. Sur place à Ghaza et jointe par téléphone, en avril dernier, après plus de trois semaines du début des manifestations palestiniennes de «la Marche du retour, le 30 mars dernier, cette responsable du MSF avait affirmé que sur les 561 palestiniens pris en charge par son organisation, «la moitié présentent des fractures ouvertes importantes» constatant, dira-elle «un niveau extrême de destruction des tissus et des os, et des orifices de sorties de balles démesurés» qui peuvent, a-t-elle indiqué «avoir la taille d’un poing». Elle dira aussi, à cette occasion que les os des blessés palestiniens «sont tellement explosés que, pour certains, il y aura des problèmes de raccourcissement du membre touché, des handicaps secondaires qui pourront être importants» a-t-elle affirmé. La communauté internationale demeure, depuis le 30 mars dernier, sans voix ni action en vue, pour amener Israël à cesser son massacre contre les palestiniens, par son usage de lourds moyens militaires contre des manifestations pacifiques, d’enfants, de jeunes et de femmes palestiniens réaffirmant leur attachement à leur légitimes et reconnu droit de retour. Les appels d’ONG internationales sommant Israël de cesser ses crimes contre les palestiniens se multiplient, dont le récent, lancé par Amnesty international (AI), accusant les forces de sécurité israéliennes de mener une «attaque meurtrière» contre les Palestiniens participant aux manifestations de la «Grande marche du retour » à Ghaza. La mobilisation pour porter secours aux blessés palestiniens, enfants, adolescents, jeunes et femmes est à un rythme non stop, à Ghaza et avec les moyens de bord, réduit drastiquement, par le blocus d’Israël imposé à la mi-juin 2007, sur cette partie du territoire palestinien. Hier, deux jeunes palestiniens, ont été tués, à Ghaza, par des tirs à balles réelles de soldats sionistes, portant à 51 le nombre des martyrs, tués par les forces israéliennes depuis le début, le 30 mars dernier, du mouvement de protestation pacifique, revendiquant le droit des Palestiniens à retourner sur les terres dont ils ont été chassés, lors de la création d’Israël en 1948, ou spoliés, depuis, cette date par les autorités coloniales israéliennes.
L’organisation international, AI a, dans son dernier, appel précité, renouvelé, faut-il le souligner son appel aux gouvernements du monde entier pour «qu’ils imposent un embargo complet sur les ventes d’armes à Israël» en réponse aux crimes et aux meurtres qu’Israël commet, contre les Palestiniens, que l’opinion internationale qualifie «de crime de guerre et de génocide» en Palestine et notamment à Ghaza.
Vendredi dernier, le ministère palestinien de la Santé a indiqué, dans un communiqué du 30 mars au 30 avril, soit un mois de la tenue des manifestations pacifiques des palestiniens de « la Marche du retour », les soldats israéliens ont tué cinq enfants et blessé 701 autres et que 225 femmes ainsi que 160 palestiniens blessés, sont dans un état grave, selon la même source, relevant que 1.935 palestiniens ont été blessés par des balles réelles. Après avoir ciblé par des tirs réels des journalistes et photographes de presse, palestiniens, l’armée israélienne, que le premier ministre Netanyahu, peine à convaincre quand il dit, que « c’est l’armée la plus morale du monde», pointe ses armes, en visant aussi les ambulances et les équipes médicales de secours. Le ministère palestinien de la Santé, affirme que les forces d’occupation israéliennes «ont également pris pour cible les équipes de secours, blessant 89 ambulanciers par des balles réelles.»
A la fin de son mandat de rapporteur spécial des Nations unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens, le professeur de droit américain Richard Falk déclarait, après avoir rempli cette mission depuis 2008, que « ma conviction profonde c’est que la défaite apparente des Palestiniens n’est qu’une illusion d’optique qui cache une défaite israélienne finale – c’est à dire que tandis qu’Israël gagne une guerre grâce à sa domination militaire et à l’imposition continue de faits sur le terrain » dira-t-il « la Palestine gagne ce qui, en fin de compte, est la guerre la plus importante, la lutte pour la légitimité qui est la plus susceptible de déterminer l’issue politique.» a-t-il souligné. Depuis 70 ans, le peuple palestinien lutte, à ce jour, pour sa dignité, sa liberté et son indépendance, balayant d’un revers le pronostic du sioniste Ben Gourion qui comptait, dès 1948, date de l’occupation de la Palestine, sur «l’oubli » des jeunes générations de Palestiniens, et que les enfants et les adolescents, d’aujourd’hui, rien que par leurs cerfs-volants lancés, au ciel palestinien fit trembler l’armée sioniste.
Karima Bennour