Le Réseau des journalistes algériens solidaires de la lutte du peuple du Sahara occidental (JASSO) et l’Association des journalistes et écrivains sahraouis en Europe ont lancé un appel urgent à la communauté internationale face à la dégradation de l’état de santé du détenu civil sahraoui Naâma Asfari, qui poursuit une grève de la faim illimitée depuis le 8 juin dans la prison de Kénitra, au Maroc.
Dans un communiqué conjoint, les deux organisations ont exprimé leur « profonde préoccupation » devant l’évolution de la situation, estimant que l’état de santé du militant sahraoui se détériore de manière alarmante après plusieurs semaines de grève de la faim engagée pour dénoncer ses conditions de détention et les violations de ses droits fondamentaux. Le JASSO et l’Association des journalistes et écrivains sahraouis en Europe tiennent les autorités marocaines pour pleinement responsables de la sécurité et de la vie de Naâma Asfari, ainsi que de toute aggravation de son état de santé résultant de la poursuite de son mouvement de protestation. « L’état de santé du militant sahraoui se dégrade dans un silence préoccupant des autorités d’occupation, dont la responsabilité est clairement engagée », soulignent les deux organisations dans leur communiqué. Face à cette situation, elles appellent l’Organisation des Nations unies (ONU), les organisations internationales de défense des droits de l’Homme et les différentes instances humanitaires à intervenir en urgence afin d’exercer des pressions sur le Maroc pour obtenir la libération immédiate de Naâma Asfari.L’appel porte également sur la libération de l’ensemble des détenus du groupe de Gdeim Izik ainsi que de tous les prisonniers civils sahraouis incarcérés dans les prisons marocaines.
Les médias appelés à amplifier la mobilisation
Les deux organisations mettent en avant le rôle essentiel des médias dans la sensibilisation de l’opinion publique internationale à la situation des prisonniers sahraouis. À ce titre, elles exhortent les journalistes, les professionnels des médias et les défenseurs des droits humains à intensifier leurs efforts pour faire connaître la grève de la faim illimitée menée par Naâma Asfari, en relayant son combat à travers les médias nationaux et internationaux, les plateformes numériques, les réseaux sociaux ainsi que tous les espaces de communication susceptibles de renforcer la mobilisation. Selon les signataires, une large médiatisation de cette affaire constitue un levier indispensable pour attirer l’attention de la communauté internationale sur la situation des prisonniers civils sahraouis et sur les violations des droits humains au Sahara occidental.
Les journalistes invités à signer la pétition
Dans ce contexte, le JASSO lance un appel aux journalistes algériens afin qu’ils signent massivement la pétition initiée par Claude Mangin, épouse de Naâma Asfari. Cette pétition, qui sera remise au Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, vise à alerter l’ONU sur l’urgence de la situation et à obtenir une intervention internationale pour préserver la vie du militant sahraoui et garantir le respect de ses droits fondamentaux. Le réseau invite également les professionnels des médias à assurer une large diffusion de cet appel de solidarité afin de renforcer la mobilisation autour du sort de Naâma Asfari et de l’ensemble des prisonniers civils sahraouis.
Une figure emblématique de la cause sahraouie
Considéré comme l’une des principales figures de la défense du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, Naâma Asfari est reconnu par de nombreuses organisations de défense des droits humains comme l’une des voix les plus emblématiques de la cause sahraouie. Selon l’appel lancé par son épouse, Claude Mangin, le détenu sahraoui est désormais à son 39e jour de grève de la faim, une étape jugée particulièrement critique qui suscite de vives inquiétudes quant à une possible détérioration irréversible de son état de santé.
En conclusion, le JASSO et l’Association des journalistes et écrivains sahraouis en Europe réaffirment leur solidarité avec Naâma Asfari, les détenus du groupe de Gdeim Izik et l’ensemble des prisonniers civils sahraouis, appelant à une mobilisation internationale accrue afin d’obtenir leur libération et de garantir le respect du droit international humanitaire ainsi que des normes internationales relatives aux droits de l’Homme. « Liberté pour Naâma Asfari et pour l’ensemble des prisonniers civils sahraouis », conclut le communiqué conjoint.
M.Seghilani
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