Les étrangers fuient la Libye

Les étrangers quittent peu à peu la Libye en proie à des violences meurtrières. Dimanche 3 août, un navire de la Royal Navy a commencé à évacuer des Britanniques se trouvant dans le pays. Le HMS Enterprise, qui était en opération en Méditerranée, est arrivé dimanche à Tripoli, la capitale de la Libye, selon le ministère de la Défense britannique. La Royal Navy « est en train d’aider les Britanniques à quitter la Libye, comme le recommande le ministère des Affaires étrangères britannique », a déclaré dans un communiqué Michael Fallon, le ministre de la Défense. Une centaine de Britanniques auraient déja été évacués sur les 100 à 300 ressortissants que compte le royaume en Libye. Une source gouvernementale anglaise a précisé que le bâtiment pourrait prendre à son bord des ressortissants d’autres pays souhaitant quitter la Libye.

L’opération devrait ressembler à celle déclenchée en 2011 pendant le soulèvement qui a abouti, après l’intervention militaire de plusieurs pays occidentaux, à la chute et à l’exécution de Mouammar Kadhafi. Un bâtiment de la Royal Navy avait alors évacué des étrangers.

LES ÉGYPTIENS FUIENT VERS LA TUNISIE
Les égyptiens sont également inquiets du sort de leur ressortissants qui fuient en masse. Ce week-end, des milliers de réfugiés égyptiens se sont massés à la frontière tunisienne. Ils ont finalement été évacués après des jours d’attente et de tension du côté libyen de la frontière. Des bus ont transporté plusieurs dizaines d’entre eux depuis samedi après-midi du poste-frontière de Ras Jedir vers l’aéroport de Djerba, à une centaine de kilomètres plus au nord, où des vols doivent les conduire en égypte. Une centaine d’autres attendaient à la mi-journée qu’un car vienne les transférer vers l’aéroport pour être rapatriés. Selon le ministre de l’aviation civile de l’égypte, Mohamed Hossam El-Dine, 1 796 personnes ont été conduites à Djerba, et 1 355 autres doivent encore l’être dimanche, cinq vols étant prévus vers l’égypte dans la journée, a rapporté l’agence de presse officielle égyptienne.
Quelque 6 000 personnes étaient dans l’attente d’un rapatriement samedi soir. Ni la Libye, ni l’égypte, ni la Tunisie n’ont fait savoir dimanche combien d’entre eux attendaient encore. « Leur situation humanitaire est critique, certains sont restés sans manger pendant cinq ou six jours », a déclaré à l’AFP le représentant régional du Croissant-Rouge, dont une équipe a pu rendre visite aux égyptiens.
En deux semaines, les violences en Libye ont fait au moins 200 morts et un millier de blessés, selon le ministère de la santé. Les divisions entre islamistes et nationalistes, qui minent depuis des mois la vie politique, se transposent sur le terrain, avec des combats entre milices rivales. C’est le cas à Tripoli, la capitale, où des tirs et des explosions ont à nouveau résonné samedi sur la route de l’aéroport. Des affrontements ont eu lieu aussi dans plusieurs quartiers du sud de la ville. Samedi, à Tripoli, au moins 22 personnes ont été tuées et 72 autres blessées.

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