Les deux pays conviennent de finaliser certains accords pour un bon climat d’affaires : Le Forum des hommes d’affaires algéro-brésilien prendra le relais

Puissance économique émergente, le Brésil est une station-phare pour l’Algérie, à un moment où la volatilité des prix du baril, sur les marchés pétroliers, rend utopique toute stratégie de longue durée et urgente la nécessité d’élaborer un plan d’action hors hydrocarbures.
Ainsi, le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, reconnaissait hier, que l’Algérie et le Brésil avaient fort à faire ensemble, et qu’ils avaient convenu de « finaliser certains accords» pour permettre aux entreprises des deux pays de travailler dans un «confort» et avec «toutes les garanties voulues».
«Nous avons convenu de finaliser certains accords qui méritent d’être revus pour donner une assise juridique à cette coopération pour permettre aux entreprises des deux pays de travailler dans un confort et avec toutes les garanties voulues », a déclaré Messahel à l’occasion d’une réunion de travail qui l’a regroupé avec le ministre brésilien des Relations extérieures, Aloysio Nunes Ferreira Filho, qui effectue une visite de travail en Algérie.
Messahel a relevé que les échanges entre les deux pays s’élevaient à 3,5 milliards de dollars, ce qui est « très peu » par rapport aux capacités des deux pays.
Il a ajouté que l’Algérie et le Brésil se sont engagés pour réunir, « dans les brefs délais », les chambres de commerce des deux pays et mettre en mouvement le forum des hommes d’affaires, relevant qu’il y a des secteurs à identifier notamment l’industrie, l’agriculture et les travaux publics pour bénéficier de l’expérience brésilienne.
« Le marché algérien est très porteur, car la sécurité et la paix sont garanties pour les investissements », a-t-il soutenu , ajoutant qu’un processus est en cours pour renforcer également la coopération dans le domaine de la sécurité et de la défense.
Z.S. Loutari