Les exportations des hydrocarbures à 33,2 milliards usd : Le satisfecit de Guitouni

L’industrie des hydrocarbures se porte bien en Algérie ? C’est à cette question, ainsi qu’à d’autres, qu’a répondu le ministre de l’Énergie, Mustapha Guitouni, jeudi, lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation du bilan de l’énergie pour l’année 2017.

Pour Guitouni, le secteur poursuit ses efforts pour le développement des ressources énergétiques du pays. Les premières données des réalisations de l’année 2017 montrent que les activités du secteur ont connu dans l’ensemble des croissances positives, et ce, la première fois depuis 2014.
À cet effet, le ministre de l’Énergie, Mustapha Guitouni a affirmé, avant-hier, lors de la journée d’information consacrée à la présentation du bilan de l’énergie pour l’année 2017 que : «tous les indicateurs démontrent que le secteur de l’Énergie se porte bien et que des réalisations ont été accomplies, en précisant que : «les recettes des exportations pétrolières ont atteint 33,2 milliards de dollars en 2017, avec une augmentation de 19,1% par rapport à l’année 2016. Par ailleurs, la valeur de la fiscalité pétrolière versée en 2017 au Trésor public a atteint 2 228 milliards de dinars contre 1 863 milliards de dinars en 2016, soit une augmentation de 20% », a-t-il indiqué. Selon le ministre, «la décision historique des pays OPEP et NON-OPEP réunis en septembre 2016 à Alger avait permis d’enclencher la relance des investissements et d’améliorer les prix en 2017. »

Guitouni fait ressortir les forces du secteur
Dans ce même contexte, Guitouni a rappelé les réalisations accomplies ces dernières années dans le domaine des hydrocarbures, à l’instar de l’entrée en service des champs gaziers au Sud de In Salah et de l’inauguration, en décembre 2017, d’un groupement gazier au Nord de Reggane dans la wilaya d’Adrar. À Timmimoune, un projet industriel d’envergure pour le traitement du gaz naturel a été inauguré en mars 2018. Dans la wilaya de Tamanrasset, un gazoduc, en provenance de In Salah, s’étendant sur une distance de 530 km, a été inauguré pour approvisionner la région de Tamanrasset en gaz naturel.
En matière de développement de l’industrie gazière et pétrolière dans le grand Sud, M. Guitouni a précisé que Sonatrach a déployé « de grands efforts » pour impliquer les jeunes de la région dans cette dynamique. Pour atteindre cet objectif, Sonatrach a décidé de créer plusieurs centres de formation pour les jeunes au Sud. Un centre de formation spécialisé dans la soudure et la ferronnerie a été réalisé dans la wilaya de Ouargla.
Sonatrach a également décidé de créer trois autres nouveaux centres de formation. Le premier a été réalisé dans la wilaya d’Adrar spécialisé dans les métiers relatifs à l’industrie du gaz. Le deuxième projet prévu dans la wilaya de Tamanrasset a été réalisé dans la ville de In Salah. Il est spécialisé dans l’industrie du gaz. Il est prévu, au titre du troisième projet, la réalisation d’un centre de formation dans les métiers de l’industrie pétrolière au chef lieu de la wilaya d’Illizi vu la disponibilité des structures nécessaires.

L’année 2018 démarre sur une bonne note
Le groupe Sonatrach ayant enregistré, à la fin mai 2018, un chiffre d’affaires à l’exportation de 16 milliards de dollars contre 14 milliards de dollars durant la même période de l’année 2017, soit une hausse de 14,3 %, a précisé le ministre. La fiscalité pétrolière a atteint 1 190 milliards de dinars à la fin mai 2018, contre 995 milliards de dinars durant la même période 2017, soit une hausse de 20%. Concernant les activités de prospection, 17 nouvelles découvertes ont été enregistrées à la fin mai 2018, contre 14 découvertes durant la même période 2017, ce qui renforcera le niveau des réserves de pétrole et de gaz.
«Ces réalisations sont de bon augure», a estimé le ministre, ajoutant que le secteur de l’Énergie a œuvré au développement de l’économie nationale et à garantir l’énergie à travers l’ensemble du territoire national et partant la création des conditions idoines pour assurer le développement économique et social.
Mohamed Wali