Accueil ACTUALITÉ RENTRÉE UNIVERSITAIRE 2026-2027 : De nouvelles formations et plus de numérique

RENTRÉE UNIVERSITAIRE 2026-2027 : De nouvelles formations et plus de numérique

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Près de deux millions d’étudiants, dont 424 226 nouveaux bacheliers de la session 2026, rejoignent à partir d’aujourd’hui les établissements de l’enseignement supérieur à la faveur de la rentrée universitaire 2026-2027, marquée par l’ouverture de nouvelles formations, le renforcement des capacités d’accueil et l’accélération du processus de transformation numérique du secteur.
Parmi les principales nouveautés de cette rentrée figure l’ouverture de 13 nouvelles spécialités, notamment dans les domaines de l’intelligence artificielle (IA), des technologies quantiques, de l’interopérabilité des systèmes d’information et de la mécanique des systèmes spatiaux. Un cursus d’ingénieur d’Etat en intelligence artificielle sera ainsi proposé, dans le cadre de l’objectif de former 30.000 spécialistes dans ce domaine à l’horizon 2030, afin de répondre aux besoins liés à la transformation numérique et technologique. Un master intégré en technologies quantiques, un master en interopérabilité des systèmes d’information et un master en mécanique des systèmes spatiaux figurent également parmi les nouvelles formations annoncées. Le secteur de l’enseignement supérieur connaît également un élargissement de l’offre de formation dans les domaines de la médecine et des sciences de la santé, en coordination avec le ministère de la Santé. De nouvelles formations ont ainsi été ouvertes, dont une licence en santé et hygiène bucco-dentaires, ainsi que des masters en conseil génétique, en intelligence artificielle médicale, en bio-informatique médicale et en addictologie. Cette évolution est accompagnée de l’ouverture d’une filière de pharmacie à l’Université de Saïda, de l’habilitation d’un master en anesthésie et de la création d’un diplôme de post-graduation spécialisée (DPGS) en médecine de précision. Le réseau de formation médicale est, par ailleurs, renforcé avec la transformation de sept annexes de médecine en facultés, portant à 21 le nombre total de facultés de médecine à l’échelle nationale.

Valoriser l’identité nationale et renforcer l’ouverture internationale 
La nouvelle année universitaire est également marquée par l’ouverture de formations destinées à renforcer la dimension culturelle et l’identité nationale dans les cursus universitaires. Dans ce cadre, une formation en sciences de l’information et de la communication en langue amazighe, spécialité audiovisuel, sera lancée. En parallèle, la dimension internationale de l’université sera consolidée à travers l’adoption de six nouvelles offres de formation dans le cadre d’accords de jumelage et de partenariats internationaux. Parmi les autres mesures annoncées figurent l’ouverture de 35.000 places pédagogiques dans les Ecoles normales supérieures (ENS), destinées à la formation de futurs enseignants dans le cadre d’un dispositif prévoyant un recrutement direct sous contrat de travail. La rentrée sera également marquée par l’introduction du module « Lean Start-up » dans les programmes de formation et la généralisation des enseignements « Histoire de l’Algérie » et « Citoyenneté et nationalisme » à l’ensemble des domaines de formation. Les établissements d’enseignement supérieur relevant du ministère de la Culture et des Arts sont, pour leur part, désormais intégrés au système d’information numérique PROGRES, renforçant ainsi leur connexion au dispositif de gestion numérique du secteur.

Vers une université davantage numérisée 
La rentrée 2026-2027 s’inscrit dans la poursuite du processus de transformation numérique de l’enseignement supérieur, avec pour objectif de consolider le modèle de l’« Université 4.0 ».
Les opérations d’inscription et d’orientation des nouveaux bacheliers ont été entièrement réalisées en ligne. Le ministère a notamment introduit un assistant d’orientation universitaire basé sur l’intelligence artificielle, ainsi que des outils d’analyse des données destinés à optimiser le processus d’orientation. Le nombre de vœux pouvant être formulés par les candidats a également été porté de 10 à 12.
Les inscriptions universitaires définitives des nouveaux bacheliers se sont, elles aussi, déroulées en ligne et selon le principe du « zéro papier ». Cette transformation concerne également les services universitaires, avec la généralisation progressive du principe du « zéro papier », destiné à permettre aux étudiants d’accéder à distance aux différentes prestations.
La bourse universitaire est désormais entièrement gérée à travers la plateforme «E-Minha», intégrée au système PROGRES, sans que l’étudiant ait à fournir de documents sous format papier pour effectuer les démarches liées à son allocation. L’interconnexion avec Algérie Poste a également permis de réguler les comptes postaux destinés au versement des bourses. À travers cette transformation numérique, le secteur entend simplifier les démarches administratives, réduire les délais et rapprocher davantage les différents services universitaires des étudiants.

17 000 lits supplémentaires 
Sur le volet des œuvres universitaires, dix nouvelles résidences universitaires seront mises en service à l’occasion de cette rentrée, offrant une capacité supplémentaire de 17.000 lits. Selon les données communiquées par l’Office national des œuvres universitaires (ONOU), cette nouvelle capacité portera le nombre total de lits disponibles à 630.202.
Le réseau compte actuellement 467 résidences universitaires accueillant 440.082 étudiants, soit un excédent théorique de 190.120 lits. Cette évolution vise à améliorer les conditions d’accueil et d’hébergement des étudiants, tout en accompagnant l’évolution des effectifs universitaires. Parallèlement, le programme de réhabilitation des cités universitaires se poursuit. Quelque 2.058 pavillons ont déjà été rénovés, tandis que 1.200 autres doivent être réhabilités au cours des deux prochaines années. Les travaux de rénovation et de modernisation se poursuivent également au niveau du parc des résidences universitaires, avec un suivi renforcé au niveau local. Le ministère a notamment accordé aux responsables des établissements universitaires des prérogatives élargies pour superviser directement les travaux réalisés dans les résidences relevant de leur tutelle.

La restauration à l’heure du digital
 La restauration universitaire figure également parmi les services ayant bénéficié de la transformation numérique. La facture consacrée à la restauration universitaire est passée de 21 milliards de DA en 2025 à 18 milliards de DA en 2026, soit une économie de 3 milliards de DA, selon les données communiquées par l’ONOU. Cette baisse est notamment liée à la conclusion de contrats directs avec des entreprises économiques publiques à des prix fixes pour une durée de cinq ans.
Le recours à la réservation préalable des repas à travers la plateforme PROGRES et le portefeuille électronique « Wallet » a également contribué à adapter la production à la demande réelle et à réduire le gaspillage alimentaire. Le transport universitaire poursuit, lui aussi, sa modernisation. Le parc national compte désormais 6.326 bus. L’application « MyBus », basée sur le suivi GPS, permet aux étudiants de suivre les déplacements des véhicules et de faciliter leur accès au service. Une fonctionnalité « MyBus Control » permet également de confirmer les données relatives aux trajets à travers le scan d’un code QR.
L. Zeggane 

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