L’amour… aux temps du choléra

Voilà un livre qui va être à l’honneur ces jours-ci en Algérie : «L’amour aux temps du choléra» ; un roman du Colombien Gabriel García Márquez, prix Nobel de littérature. Il s’agit d’une histoire d’amour de cinquante ans durant lesquels un homme attend la femme qu’il aime, mariée à un autre… Ça, c’est pour le côté amour, pour le côté choléra, ce n’est pas drôle du tout. Et pour cause, le choléra revient en Algérie après avoir été éradiqué totalement du pays ; des dizaines d’enfants sont à l’hôpital ; le risque de mort imminente est élevé quand une prose en charge tarde à venir ; et de ce fait, le choléra est porteur de toutes les craintes au plus haut sommet de l’État.
D’autant que le rapt des fillettes revient aussi très fort, avec au moins deux cas en quelques jours, à Tlemcen et à Oran ; le premier suivi de viol, le second, plus ignominieux, suivi de viol et d’assassinat. En plus, l’amour est devenu un exercice de style difficile pour les romantiques, aux temps de Mammon.
I. M. Amine