AADL Logements

LA PREMIèRE TRANCHE DIVISée EN QUATRE MONTANTS ET LE PRIX TOTAL DE CESSION DU LOGEMENT PAYÉ SUR 20 ANS : Du nouveau pour les souscripteurs AADL

La crise du logement a certes été atténuée, ces dernières années en Algérie, mais le gouvernement n’arrive toujours pas à résoudre ce grand problème à cause des difficultés financières rencontrées par le Trésor public.

Lors d’une séance plénière de l’Assemblée populaire nationale (APN) tenue jeudi dernier, Abdelwahid Temmar, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, a affirmé que «l’état avait financé tous les programmes restants des logements AADL, grâce à la décision du président de la République, Abdelaziz Bouteflika », a-t-il répondu à une question d’un député, avant de préciser que « tous les logements AADL restants ont été financés, en vue de leur finalisation.»
Dans ce même registre, qui demeure un vrai casse-tête pour les autorités concernées, le premier responsable du secteur de l’habitat s’est exprimé sur le nombre des logements non financés en 2017, il a fait savoir que « sur un total de 210 000 unités non financées, 120 000 ont été inscrites en 2018 puis 90 000 autres au titre de la loi de finances 2019, pour une valeur globale de 670 milliards de DA, sans comptabiliser les aides indirectes, soit près de 6 milliards de dollars », souligne le ministre de l’Habitat. Entre autres, concernant la véracité de l’amendement de l’article 7 du décret exécutif n°01-105 définissant les conditions et modalités d’acquisition de logements, dans le cadre de la location-vente de logements réalisés sur fonds publics, le ministre a soulevé que « l’article en question n’a pas été modifié, le souscripteur est tenu de s’acquitter de 25% du montant global du prix de cession du logement comme première tranche », poursuit-il « la seule modification apportée à l’article 7 du même décret vient uniquement expliquer le procédé de versement des 25%, a précisé le ministre, indiquant que «cet apport sera divisé en quatre tranches (10%- 5%- 5%- 5%), a-t-il affirmé. Pour ce qui est du reste du prix du logement, le ministre a indiqué qu’« il sera payé sur 20 ans au lieu de 25 ans. » Il réaffirme notamment que « la loi régissant cette formule de logement n’a pas été changée, mais le changement réside seulement dans le mode de paiement des tranches qui sera versé en quatre tranches pour alléger la charge sur le souscripteur », a-t-il insisté. Tout en ajoutant : « L’état qui a réduit légèrement sa contribution qu’il assumait seul, en vertu de l’arrêté ministériel du 19 juin 2017, se charge toujours de la majeure partie des coûts du logement », a-t-il soutenu.
Concernant l’article suscité, Temmar a dit que « ce dernier concernait uniquement les souscripteurs du programme AADL2, soit ceux inscrits en 2013 et n’est pas appliqué avec effet rétroactif aux souscripteurs au programme AADL 1 (2001) », indiquant qu’ils sont concernés par une légère baisse des aides de l’état mais le coût de réalisation reste inchangé, soit 50 000 Da/m².
Med Wali