Marche étudiants

LA COMMUNAUTÉ UNIVERSITAIRE S’AFFAIRE À TENIR SON 8E MARDI DE MOBILISATION PACIFIQUE À TRAVERS LE PAYS : Rejet des «4 B» et de la feuille de route de Bensalah

Avant la 9e marche populaire citoyenne pacifique, à travers le pays, vendredi prochain, qui s’annonce décisive, pour réaffirmer le départ des «4B» (Bensalah, Belaïz, Bedoui et Bouchareb ), aujourd’hui, la communauté universitaire compte marquer sa 8e traditionnelle mobilisation, ce mardi, depuis le début du mouvement pacifique citoyen, sur l’ensemble des régions du pays, pour le changement du système politique en place.

Outre, le fait que comme chaque mardi, depuis le premier vendredi, le 22 février dernier, étudiants et leurs enseignants, comptent occuper pacifiquement les places et lieux publics, habituels, à travers le pays , dont la Place Audin et l’esplanade de la Grande-Poste, à Alger. Il marqueront, aujourd’hui, la date du 16 avril, en réaffirmant le changement du système politique en place, notamment par le départ des « 4 B ». Selon les acteurs du monde universitaire, à travers les réseaux sociaux. Il sera question aujourd’hui d’«une grande mobilisation», notamment à la Capitale. Les étudiants de l’Université des Sciences et de Technologie Houari Boumediene (USTHB), de la Faculté de médecine de Ben Aknoun et de la Fac centrale d’Alger qui, depuis dimanche dernier, tiennent des rassemblements et animent des débats, à l’intérieur des campus, ont multiplié les actions de mobilisation pour marquer leur journée citoyenne depuis le 22 février, aujourd’hui, mardi.
À l’intérieur des campus et des universités, les discussions et les débats de la jeunesse du savoir et de la connaissance n’ont cessé de s’intensifier, depuis les 8 vendredis de la mobilisation populaire, autour de la nécessité de s’organiser et également la période de transition, question qui est au cœur de l’actualité nationale.
Il s’agit, dans le débat du monde estudiantin , «de faire élire nos représentants, de même pour l’ensemble des autres universités du pays, notamment à travers nos échanges via les réseaux sociaux» afin d’aller, comme nous l’a souligné hier, Romaïssa, étudiante en microbiologie à la faculté centrale d’Alger «dans une dynamique collective jusqu’au bout de notre action de protestations pacifiques pour le changement du système ». Notre interlocutrice, abordant la phase de transition, estime que celle-ci « devrait connaître l’élection d’une Assemblée constituante.» Car, selon elle, « cette voie est l’expression effective de la volonté et la souveraineté du peuple» Refusant, comme l’ensemble du peuple algérien, le maintien des « 4B » ainsi que la feuille de route de Bensalah, fixant le 4 juillet, jour de la tenue de la présidentielle.
Elle nous dit que «tout le monde s’oppose à la tenue de l’élection présidentielle du 4 juillet prochain» et que le 8e vendredi populaire pacifique, poursuit-elle «a été le jour de l’expression en masse du refus de Bensalah et de sa feuille de route». Indiquant plus loin que «les étudiants et les enseignants universitaires sont le soutien au mouvement populaire pacifique, et font leurs, les revendications du peuple». C’est le même avis que partage Hamid, un étudiant en science-po, qui nous précise que «après trois jours de la 8e mobilisation populaire citoyenne pacifique durant laquelle le peuple a exprimé sa non reconnaissance de Bensalah, à la tête de l’État», nous, étudiants, poursuit-t-il, «nous refusons tout dialogue avec les figures de ce système, dont les 4B, nous ne leur faisons pas confiance, ils ont ruiné et malmené le pays et son peuple».
Aujourd’hui, la communauté universitaire se mobilise pour la huitième fois, en ce mardi, pour exprimer pacifiquement, son attachement et sa détermination à l’édification d’un État de droit, en brandissant des milliers de drapeaux, pour une Algérie libre et démocratique, dans laquelle le monde du savoir et de la connaissance aura sa pleine place, pour hisser le peuple et le pays, au rang des grandes Nations, car, convaincu que l’Algérie est dotée de capacités humaines et de tant de richesses, pour y parvenir.
Mohamed Amrouni