Voiture

IMPORTATION DE VÉHICULES : 73 dossiers de concessionnaires en examen

La filière automobile en Algérie est l’un des dossiers qui a souffert le plus dans le secteur industriel.

Et pour cause, minée des années durant par la corruption et la dilapidation de l’argent public, sa relance quoique le dossier soit repris aujourd’hui par l’État, trouve d’énormes difficultés sur le terrain. Mais, les choses semblent aller bon train eu égard aux nouvelles balises mises dans le nouveau cahier des charges en préparation. Ainsi, intervenant hier sur le dossier lors d’un passage au « Forum de la radio algérienne », le ministre de l’Industrie, Ahmed Zeghdar, a indiqué d’emblée que son département vise à asseoir « une vraie industrie » de l’automobile et non pas une simple opération de « gonflage de pneus ». Pour ce faire, il faudra compter sur les nouveaux textes auxquels seront soumis les constructeurs et les concessionnaires de l’automobile et dont les termes du texte seront « bientôt » rendus publics. Abordant le chapitre de l’importation de véhicules, Zeghdar a révélé que certains amendements apportés dans le nouveau cahier des charges, comme instruit décembre dernier par le président de la République, ont été inclus. Sur le terrain, les services du ministère de l’Industrie s’attellent, à l’heure actuelle, à l’examen de 73 dossiers de concessionnaires. L’opération d’études des dossiers se fait en coordination avec les ministères du Commerce, de l’Énergie, de l’Intérieur et des Finances. À propos de l’avancée du traitement, Zeghdar se veut rassurant. « Nous essayons d’accélérer la démarche d’études des dossiers », s’est-il engagé. Toutefois, les autorités judiciaires ont émis des réserves concernant 46 dossiers dont les titulaires ont soumis des recours.
S’agissant de l’importation des véhicules en elle-même, et concernant les prix de vente en Algérie, le ministère du Commerce est chargé de « déterminer la marge bénéficiaire » pour les concessionnaires. À ce titre, il faudra rappeler le projet en cours d’élaboration concernant cette question.
Et sur les prix des voitures justement, le ministre a estimé que les ventes sont « excessives », non pas seulement en Algérie, mais aussi sur le marché international. Il convient de rappeler que lors du Conseil des ministres du 5 décembre 2021, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait ordonné la révision « immédiate » du cahier des charges fixant les conditions d’importation des véhicules. Comme il a aussi instruit le ministre de l’Industrie d’ « accélérer » la procédure de publication de la liste des concessionnaires autorisés à importer des véhicules. Également, il a exigé à ce qu’une clause soit incorporée dans le nouveau cahier des charges imposant aux concessionnaires de disposer d’un réseau de services après-vente, au niveau régional et dans les grandes villes.
F. Guellil