Hausse des prix de l’électricité et du carburant : l’UGCAA met en garde

L’avant projet de loi de finances 2016 (LFC 2016) commence, d’ores et déjà, à défrayer la chronique. Les nouvelles taxes de l’électricité et du carburant contenues dans le projet de loi, engendreront une flambée des prix de tous les autres produits, a mis en garde, hier, le porte-parole de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), Tahar Boulenouar, lors d’une conférence de presse animée au siège de l’Union sis à Belouizdad. Le projet de loi de finances 2016 ne fait pas que des heureux. En effet, alors que l’État tente, à tout prix, de faire face à la crise économique, engendrée par la baisse des prix du pétrole, les petites bouses souffriront le martyr, et ce, en raison d’une éventuelle hausse des prix de l’électricité et du carburant, ce qui se répercutera négativement sur les tarifs des autres produits, a soutenu le porte-parole. « Si le projet de loi sera adopté, les citoyens devront s’attendre à d’autres hausses des prix. Le transport de marchandises va augmenter, sans oublier, les tarifs de production de certaines denrées alimentaires », a-t-il dit. Également, le conférencier n’a pas manqué de rappeler que la dévaluation du dinar aura, elle aussi, des conséquences négatives sur le pouvoir d’achat des Algériens. « Les opérateurs économiques seront dans ce cas les premiers à être touchés par ce genre de mesures. Ceux qui importent en euros verront leurs factures augmenter en flèche. Ils la feront répercuter sur le prix final du produit », a soutenu l’innervant, tout en notant une hausse notable de certains produits alimentaires, à l’instar des lentilles et des pois chiches, qui ont augmenté, respectivement de 40% et 25%.

La politique des subventions est à revoir
De surcroît, l’Union générale des commerçants et artisans algériens propose de lever les subventions de l’État sur le lait et la farine de pain. «Ces subventions ne sont pas éternelles. Il est temps de penser à les lever, car nous estimons qu’elles ont été déviées de leur objectif premier, à savoir mettre des produits de première nécessité à la disposition des couches les plus défavorisées de la société. Les milliardaires et les pauvres achètent le pain et le lait au même prix, c’est une situation anormale qui doit changer», a indiqué Boulenouar. « L’enveloppe qui est consacrée actuellement au soutien de ces deux produits pourrait être distribuée directement aux familles démunies à travers des aides financières », a-t-il indiqué, tout en précisant que les subventions encouragent la frénésie d’achat de ces produits. Aussi, il dira qu’il est nécessaire de « subventionner (aider) le citoyen et non le produit ». Au sujet du retour du crédit à la consommation, le porte-parole à précisé que ce dernier « encourage le client à consommer davantage ». Il a, à cet effet, appelé le gouvernement à mettre les bouchées doubles dans le but d’inciter les citoyens à être plus « rationnels » dans leur consommation. Pour sa part, le président de la Commission nationale des mandataires, Mohamed Medjber, a estimé que la hausse des fruits et légumes ces derniers jours est due à la phase de transition entre les saisons d’été et d’hiver. Les produits de la saison estivale sont en voie de disparition du marché et les fruits et légumes primeurs de l’hiver sont encore rares et chers. En outre, il a affirmé que le problème crucial dans notre pays, est le fait que nous ne disposons pas de plan de culture, sans oublier le manque d’estimations réelles de consommation de tel ou tel produit. « Les agriculteurs sèment et produisent au hasard. C’est la première raison de l’indisponibilité de certains produits de saison ou, au contraire, de l’excédent de production. Aucune stratégie ni orientation n’est adoptée », a-t-il regretté. S’agissant des pénuries, il a appelé le ministère du Commerce à instaurer un plan de gestion de pénurie, tout en assurant que le contrôle est la première solution face à la problématique. Il n’a pas manqué, entre autres, de souligner le manque de la main d’œuvre dans le secteur de l’agriculture ce qui engendre une baisse de la production.
Lamia Boufassa

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