Accueil À LA UNE GROUPE D’ACTION FINANCIÈRE (GAFI) : L’Algérie retirée de la liste grise

GROUPE D’ACTION FINANCIÈRE (GAFI) : L’Algérie retirée de la liste grise

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Cette décision historique adoptée à l’unanimité par le GAFI à Paris, témoigne de la volonté politique de l’Algérie, de l’efficacité de ses réformes et de son attachement au respect des standards internationaux les plus exigeants en matière d’intégrité financière et de transparence économique.
L’Algérie a été retirée officiellement, hier, de la liste des juridictions faisant l’objet d’une surveillance renforcée (liste grise). Cette décision historique a été adoptée à l’unanimité par les membres de la plénière du Groupe d’action financière (GAFI) réunis, hier, au siège de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à Paris. L’Algérie a été représentée à cette session par une délégation conduite par le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, et le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohammed Lamine Lebbou. La participation de l’Algérie témoigne ainsi de l’importance stratégique accordée par les plus hautes autorités de l’État aux enjeux liés à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive.
À cette occasion, les membres de la plénière ont « chaleureusement » félicité l’Algérie pour les progrès remarquables qu’il a accomplis dans la mise en œuvre de son plan d’action. Ils ont notamment salué « les efforts exceptionnels » déployés par l’ensemble des institutions nationales concernées ainsi que « l’engagement constant », personnel et déterminé des plus hautes autorités de l’État, qui ont assuré un « pilotage rigoureux » des réformes engagées et une mobilisation exemplaire de l’ensemble des acteurs impliqués.
Les délégations participantes ont, en outre, souligné que les résultats obtenus par l’Algérie et qui lui ont valu un retrait de la liste grise du GAFI constituent une « démonstration concrète » de sa volonté politique, de l’efficacité de ses réformes et de son attachement au respect des standards internationaux les plus exigeants en matière d’intégrité financière et de transparence économique. Le retrait de l’Algérie de la liste grise du GAFI consacre ainsi les avancées majeures réalisées par le pays dans le renforcement de son dispositif national de prévention et de lutte contre la criminalité financière et conforte davantage la confiance de la communauté internationale dans la solidité et la résilience du système financier algérien.
La décision de retirer l’Algérie de la liste grise du GAFI, ainsi officialisée, nous rappelle l’annonce du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, faite à ce sujet à l’occasion de l’entrevue médiatique du 2 mai 2026 (la dernière en date) qu’il a accordée à la presse nationale. Une année plus tôt, le chef de l’État avait, alors en Conseil des ministres, ordonné la mise en œuvre des recommandations du GAFI pour mettre l’Algérie en conformité avec les lois de cette institution financière internationale. À ce moment-là déjà, le chef de l’État avait la certitude que l’Algérie était sur la bonne voie pour quitter la liste grise du GAFI. Car, notre pays avait, a-t-il, affirmé, « accompli des pas positifs ces dernières années, comme en témoignent les différentes lois de finances élaborées dans un esprit de transparence et d’intégrité, saluées par des institutions financières internationales, notamment en ce qui concerne la conformité des données et indicateurs économiques du pays. »
Farid Guellil

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