PH. ETUDIANTS

GRÈVES ET SIT-IN DANS LES CAMPUS UNIVERSITAIRES : Les étudiants disent «non» au scrutin présidentiel

L’appel à la grève générale de quatre jours, du 8 au 11 décembre, lancé sur les réseaux sociaux et réitéré à l’occasion du 42e vendredi de mobilisation populaire pacifique a été suivi par la famille estudiantine.
Les étudiants comme les enseignants, issus de plusieurs établissements universitaires du pays, sont en effet entrés en grève de quatre jours depuis hier, pour exiger « le refus de la tenue des élections présidentielles sans le départ du gouvernement actuel» et réaffirmer «leur attachement à la poursuite de leur mouvement jusqu’à la réalisation de toutes les revendications soulevées depuis le 22 février dernier».
Avant leur 42e marche nationale pacifique à travers le pays, demain mardi, qui s’annonce mobilisatrice et décisive pour la poursuite des événements en Algérie, car, étant à deux jours de l’élection du 12 décembre, les étudiants appuyés par leurs enseignants ont observé des rassemblements à l’intérieur des campus, dans plusieurs wilayas du pays pour n’en citer que Annaba, Tizi-Ouzou, Mostaganem, Constantine, Béjaïa… etc.
Hier, comme le montrent plusieurs vidéos partagées sur les réseaux sociaux, à Alger la capitale, deux grands rassemblements ont été tenus respectivement à l’intérieur de la FAC d’Alger «Benyoucef Benkhedda» et l’université des Sciences et de Technologies «Houari Boumedienne» (USTHB) de Bab-Ezzouar.
Sur place, les étudiants protestataires ont scandé des slogans par lesquels ils ont annoncé que la grève va devoir se poursuivre aujourd’hui jusqu’à mercredi prochain, en réponse à l’appel à la grève de quatre jours.
Les étudiants se sont montrés attachés au principe de non-violence et ont également fait savoir qu’ils comptent faire de la journée de demain une démonstration de force à travers le pays. Au cours de cette action, les étudiants ont réitéré l’appel à la libération des détenus du Mouvement du 12 février.
Mohamed Amrouni