État civil à Béchar : un mois pour avoir un extrait d’acte de naissance

Les citoyens algériens nés à l’étranger dénoncent le retard flagrant mis dans le traitement du problème qu’ils rencontrent pour l’obtention des documents d’état civil à partir du ministère des affaires étrangères en déposant une demande au siège de l’APC de leur lieu de résidence. Les citoyens algériens nés à l’étranger et résidant à Béchar se voient laissés pour compte en ce qui concerne les mesures prises par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales en matière de facilitations de l’obtention des documents d’état civil. Si en théorie il leur est signifié qu’ils peuvent obtenir au bout de quinze jours un extrait d’acte de naissance délivré par le service d’état civil du ministère des Affaires étrangères après dépôt d’une demande auprès d’un préposé au niveau du siège de l’APC de leur localité, en pratique, la réalité est tout autre. Trois semaines n’ont pas suffi à un citoyen d’obtenir un extrait d’acte de naissance. Après s’être rendu plusieurs fois au siège de l’APC et au bout de 20 jours d’attente, il lui a été signifié que le missionnaire chargé de la tâche n’a pas encore remis les documents qu’il avait ramenés de la capitale la semaine dernière. Ce citoyen pressé pour l’obtention de ces documents et ne pouvant encore attendre, s’est rendu à la DRAG pour s’enquérir auprès du missionnaire. Après consultation du bordereau d’arrivée sur ordinateur, il lui a été demandé de patienter encore. Le missionnaire repartira le lundi prochain vers la capitale et ne reviendra que le jeudi suivant. Ce citoyen se demande bien encore si le document demandé fera partie du lot qui sera remis dans les 15 jours qui viennent. C’est pour toutes ces raisons là qu’il s’adressera au ministre de l’intérieur et des collectivités locales par le biais de la presse pour attirer son attention sur ce cas de figure. Il dénoncera même le retard flagrant mis dans le traitement du problème que rencontrent les citoyens algériens nés à l’étranger pour l’obtention des documents d’état civil à partir du ministère des Affaires étrangères. Ce citoyen ira même jusqu’à préconiser une solution simple qui consiste à mettre en réseau le fichier d’état civil du ministère des Affaires étrangères avec tous les terminaux des services d’état civil comme cela est fait pour les citoyens nés en Algérie. Il ajoutera que cela aura pour répercussion un gain en temps et en argent. Le temps pour le citoyen et l’argent pour l’administration qui n’aura point à débourser des frais de voyage et de mission pour les fonctionnaires combien nombreux à travers le territoire national qui se chargent de se déplacer vers la capitale.
Messaoud Ahmed