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Environnement à Aïn Témouchent : les parcs d’attraction et forêts récréatives en question

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L’idée de concéder des portions de forêts ou de petits bois pouvant être aménagés ne date pas d’hier, comme veulent le faire penser à l’opinion publique des responsables dans la wilaya d’Aïn-Témouchent, ces derniers temps qui semblent propices et avantageux pour beaucoup d’investisseurs qui désirent se lancer dans de tels créneaux a priori juteux et ayant un avenir prospère dans le futur proche grâce aux avantages et facilités accordés par la nouvelle loi de finances qui est porteuse de bonnes nouvelles pour les investisseurs.

En effet il y a environ une quinzaine d’années, quand le problème a été posé, à haut niveau décisionnel et exécutif, les textes de lois avaient donné la priorité aux professionnels des secteurs de l’agriculture et des forêts désirant investir dans lesdits créneaux cités plus haut. L’idée telle que présentée était géniale et laissait penser que ces fonds seront bien entretenus et gérés, d’une part, mais aussi exploités à bon escient pour procurer des aires de détente et de loisirs pour les familles qui faute de mieux, se mettent n’importe où et n’importe comment pourvu qu’elles se sentent en plein air et pasent des moments agréables en famille. Ceux à l’époque qui devaient s’investir dans lesdits créneaux sont les forestiers et les chasseurs, une manière de protéger la faune et la flore et une façon de réglementer la chasse à longueur d’année. Malheureusement les promoteurs de ce projet qui était en phase de gestation n’ait pu voir le jour car ceux habilités à le défendre et faire aboutir la proposition pour qu’elle soit concrétisée ont changé de postes ou carrément. Mis entre temps le département ministériel de Chérif Rahmani, alors ministre de l’environnement et de l’aménagement du territoire avait pu convaincre ses pairs membres du gouvernement sur la nécessité de créer dans chaque chef-lieu de wilaya un parc d’attraction d’une superficie de plus de 15 hectares. Jusqu’à présent cet espace tant attendu n’a pas vu le jour et les délais de le terminer risquent d’être prolongés, car, il fait partie des opérations planifiées qui devaient être gelées pour des raisons d’austérité prises par le gouvernement. Et en parallèle, les walis ont été investis de nouveaux pouvoirs qui leur donnent feu vert à même de se substituer aux commissions de wilaya habilitées à se prononcer sur le foncier industriel, touristique, balnéaire et agricole, une nouvelle fonction- si l’on ose appeler ainsi- qui donne la priorité à l’investissement et le développement local en vue de faire rentrer aux communes de l’argent. Les commissions ordinaires et les sorties habituelles que le wali effectuait ne sont plus de son ressort mais du SG de la wilaya et des chefs de daïra, apprend-on. Donc le wali devait s’intéresser énormément dans le règlement des dossiers d’investissement dont les projets sont créateurs d’emplois et de richesses pour les collectivités et le Trésor public. L’idée de créer des parcs d’attraction et des forêts récréatives est de nouveau sur la table de discussion et commence à acquérir beaucoup de supporteurs parmi les investisseurs, les professionnels de l’agriculture et des forêts ainsi que des associations de chasseurs. Si le jardin public d’Ain Témouchent, le Petit Vichy de Hammam Bou Hadjar, la forêt récréative de Rechgoun ont été cédés aux plus offrants par voie d’adjudication, ces derniers temps cela est encourageant et laisse venir au monde d’autres idées plus innovantes et plus ingénieuses dans le domaine de la gestion et l’exploitation des biens mais aussi en matière de protection de l’environnement. Cependant dans nos jours d’aujourd’hui on continue à voir des habitudes et des manières qu’on croyait d’une ère révolue mais en vain. Des gens s’amènent en familles, attisent l’antre, font des barbecues, prennent du repos sous l’ombre des arbres et quittent les lieux sals en laissant des détritus et les déchets derrière eux. Certains responsables locaux se demandent où sont les associations écologiques. Une question simple à poser mais en réalité il est bon de situer les responsabilités et dire où sont passées les polices de l’urbanisme, de l’eau, de l’environnement, de la santé publique, les BHC et autres structures habilitées ? Pourquoi leur rôle reste caduc et inefficace ? Ces entités depuis qu’elles ont vu le jour n’ont pas été réactivées et redynamisées pour qu’elles jouent leur rôle. Les associations n’ont pas ce pouvoir immédiat pour constater, établir des PV de contraventions et ester les mis en cause en justice pour payer la taxe de pollution et réparer les dégâts quand ils sont notifiés.
Alors que lesdits instruments de contrôle et de dissuasion agissent en conséquence, on a tendance à croire que les collectivités locales et les organes de contrôle dûment mandatés par la loi se trompent de cibles. Les associations ne sont pas obligées d’apporter des sachets, des poubelles, des chaises et tables aux familles prises en faute dans des forêts mais leur devoir est de dénoncer les abus et d’inviter ces dernières à respecter l’environnement . Celles qui abusent devaient être verbalisées sur le champ, une manière de les sensibiliser sur la nécessité de ne pas salir la forêt et de ne pas l’exposer aux risques d’incendie. Au gouvernement de revoir toutes ces polices qui sont inactives sur le terrain.
Boualem Belhadri

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