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DE NOUVELLES VARIÉTÉS DANS LA CÉRÉALICULTURE CATALOGUÉES : La recherche agronomique ouvre de belles perspectives

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« Gouraya, Ithri et Itij », pour le blé dur, et « Thiziri, Habiba et Thafath », pour l’orge, le catalogue officiel des espèces et variétés de semences et plants a été enrichi de six nouvelles variétés qui ont été enregistrées par arrêté du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
C’est le ministre du secteur, Kamel Baddari, qui vient de l’annoncer sur sa page sur les réseaux sociaux. « Cette reconnaissance officielle est le fruit d’efforts scientifiques inlassables, menés par la professeure Leila Mekliche de l’École nationale supérieure agronomique (ENSA), qui a une nouvelle fois démontré que la recherche en sciences agronomiques en Algérie est d’un niveau élevé à la hauteur de nos ambitions », a-t-il fait savoir. Il estime que ces réalisations « renforcent notre souveraineté alimentaire et ouvrent des perspectives prometteuses pour l’agriculteur algérien, tout en consacrant la place de l’université dans la conduite des projets à véritable impact national », mettant également en avant le rôle de l’université dans  » l’apport de solutions au service du développement national ». C’est la confirmation du cap pris, depuis quelque temps et loin de toute médiatisation, par la recherche agronomique en Algérie, plus spécialement en céréaliculture, pour développer des variétés en rapport avec les contraintes, surtout climatiques (sécheresse et manque d’eau, et autres effets des changements climatiques) et celles liées à la nature des sols algériens, notamment dans le Sud, rencontrées par cette filière, et les défis qu’elle doit relever, dans l’accroissement des rendements à l’hectare, pour assurer la sécurité alimentaire du pays. Sans avoir recours à l’importation de semences, faut-il ajouter. Il s’agit de sauvegarder les variétés traditionnelles et en introduire de nouvelles. C’est ce à quoi veillent, depuis de longues années et courageusement, dans leurs laboratoires en Algérie, les chercheurs algériens dans ce domaine, à l’image de la professeure Leila Mekliche de l’ENSA. La souveraineté alimentaire nationale dépend de leurs travaux.
Il ne fait aucun doute que les nouvelles variétés de blé dur et d’orge inscrites dans le catalogue officiel des espèces et variétés de semences et plants recèlent un haut potentiel de rendement et de résistance aux fléaux qui touchent la céréaliculture en Algérie. Au bout du compte, c’est la réduction des importations céréalières qui est obtenue avec son impact sur les ressources financières du pays et surtout sur son indépendance. Sur le front de la sécurité alimentaire, d’autres intervenants sont à la tâche pour lever une autre contrainte, matérielle, celle-là, qui est la mécanisation, inscrite comme priorité majeure sur laquelle le président Abdelmadjid Tebboune a donné ses instructions.
Dans ce sens, un conseil national de la mécanisation agricole a été installé récemment avec, déjà, pour mission d’identifier les besoins prioritaires- selon les caractéristiques de chaque région agricole- des saisons agricoles 2025-2026 et 2026-2027 afin d’en assurer le succès. Le but stratégique est de moderniser le secteur agricole et renforcer ses capacités de production, pour augmenter sa contribution à la croissance économique du pays et à la satisfaction des besoins de la population. Les spécialistes font observer que la généralisation de la mécanisation contribue significativement à l’augmentation du rendement à l’hectare, à la réduction des pertes lors des récoltes et à l’accélération des processus de production, permettant ainsi de diminuer les coûts et d’améliorer la qualité, notamment dans les zones à grandes superficies.
Le programme présidentiel prévoit d’atteindre 9 millions de tonnes de céréales à l’horizon 2027. Pour ce faire, il faut atteindre 3 millions d’hectares en céréaliculture et augmenter le rendement par hectare. Pour rappel, au début de cette année, en Conseil des ministres, le président Tebboune a donné des instructions au Gouvernement en vue de mobiliser tous les moyens nécessaires pour augmenter les capacités de production céréalière.
M. R.

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