Dans la durée des choses

Intervenant à l’issue du débat lors du Conseil des ministres de mardi, une des directives du Président à ses ministres était de leur demander de suivre toutes les mesures prises pour venir en aide aux démunis au-delà de Ramadhan.
Malgré les tares, les errements et les dysfonctionnements, presque d’usage, de la part de plusieurs ministères, qui pataugeaient dans les contradictions, des efforts ont été fournis pour améliorer l’ordinaire des petites gens et des démunis. Il faut le reconnaitre. Mais, comme chaque année, cela risquait de prendre fin dès que le mois sacré prenait fin. Aussi, le président a mis en garde contre tout relâchement de la rigueur sur l’épineux sujet des aides aux démunis, des aides à la société en général et des réformes au profit des citoyens justiciables.
Un grand historien français qui a beaucoup vécu et enseigné en Algérie, où il a développé une édifiante théorie de l’Histoire, s’articulait sur la « longue durée » pour expliquer les événements historiques. Il s’appelait Fernand Braudel. Lui, mieux que quiconque, à la manière d’un Ibn Khaldoun de la Méditerranée, avait pu expliquer dans leurs moindres détails les mouvements politiques, économiques et sociaux survenus depuis dans la Mare Nostrum.
F. O.