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Coupe arabe des clubs champions : La FAF saura-elle sauver la face ?

L’instance dirigée désormais par Zetchi ira-t-elle au bras de fer et ouvrira-t-elle un autre front au moment où, du côté de Dely Brahim, on semble aligner mauvaise appréciation sur mauvaise appréciation. Pour ne pas dire gaffe sur gaffe. Incompétence ? Une ligne que l’on se gardera de ne pas franchir pour le moment même si les premiers bilans ne prêtent pas à l’optimisme avec un BF plus que jamais loin de faire l’unanimité.

Un communiqué… une seule lecture
Quelle lecture doit-on faire du dernier communiqué en date de la Faf qui annonce, pompeusement, qu’une délégation comprenant trois hauts responsables de l’Union arabe de football (on en nous dit pas, et on en doute fortement pour les raisons que tout le monde sait et que l’opinion footballistique nationale connaît dans ses moindres détails, si l’ancien patron du ballon rond national, Hadj Raouraoua, sera ou non du voyage) débarqueront dans la capitale algérienne demain (mardi 13 mars) à l’effet, entre autres, de passer en revue l’état des relations (vraiment pas au beau fixe, faut-il le souligner, depuis quelques semaines) entre les deux instances. Dans la foulée de décider définitivement des noms des deux clubs appelés à représenter l’Algérie dans une compétition qui revient sur la scène après une petite parenthèse liée à la défection de ses sponsors mais qui fait saliver nombre de formations à l’échelle régionale en s’imposant (juteuses récompenses obligent au moment où la majorité des équipes arabes, pratiquement en situation de dépôt de bilans et donc à la recherche de la moindre éclaircie financière, traversent une période de vaches maigres imposée par une crise économique récurrente) comme une compétition incontournable par bien des côtés. Que pourront bien se dire les deux parties sinon de se mettre à table pour régler (seulement cela ?) ce contentieux en mesure de rendre encore plus improbable toute possibilité de dégel au moment où les choses semblent claires, l’UAF ne devant pas (un pari que nous relevons, à charge pour Zetchi et son équipe de nous démentir en se montrant convaincants et surtout assez forts pour imposer leurs points de vue, sinon tenir leurs «promesses» de rester à l’écart de ce tournoi que le tandem ES Sétif- USM Alger, tient mordicus à disputer dans la perspective de souffler financièrement avec la possibilité qui leur est offerte de revenir au pays avec des enveloppes conséquentes lorsqu’on jette un œil sur les prix devant revenir aux participants après la venue, nous signale-t-on du côté de Ryadh, de nouveaux sponsors n’ayant pas lésiné sur les moyens) revenir sur ses choix initiaux de décider en toute «souveraineté» des noms de ses «invités» ?

Crédibilité en jeu
Par la grâce d’un communiqué ne convaincant, à bien des égards, personne, la Faf nous apprend que les membres de l’UAF, qui devraient séjourner à Alger durant 24 heures tout au plus (sauf improbable changement de dernière minute) avant de reprendre l’avion mercredi pour une autre escale et pour les mêmes motifs où ils profiteront pour expliquer leur démarche et convaincre leurs partenaires arabes de leur vision) aborderont, sans plus de précisions, certains dossiers en suspens, à l’instar de cette affaire de «désignation» ou «invitation» qui voit l’instance où siège un certain Raouraoua dont le poids dans la prise de décisions la concernant n’est plus à démontrer, se présenter en position de force. Se montrer tout simplement «inflexible». Une sorte de bras de fer qui verra Zetchi, très fragilisé récemment par des «gaffes» à répétition, jouer gros, sa crédibilité étant notamment en jeu après avoir publiquement remis en cause justement les choix de l’instance suprême du football arabe dont on comprend les motivations (mettre tous les atouts de son côté en réunissant les meilleures équipes au moment de relancer une compétition se voulant rentable au double plan sportif et financier, seuls critères pour espérer gagner en standing), porter son dévolu sur l’USM bel Abbès sans en référer à des organisateurs devant se montrer intransigeants lorsqu’il s’agira, demain, de trancher la question, à charge bien sûr pour la partie algérienne, de ne pas se «déjuger» en mettant à exécution ses menaces de rester momentanément en retrait d’un tournoi qu’aussi bien du côté de Soustara que de Ain El Fouara on ne veut rater sous aucun prétexte quand bien même il s’agira d’une question de «nif» pour une Faf vraiment à la peine intra-muros avec la multiplication des actes de violence et des accusations de corruption touchant l’arbitrage, nonobstant les «ratés» enregistrés sur le plan africain, l’affaire dite «Ould Zemirli» n’étant pas en reste, l’opinion digérant toujours mal le peu de professionnalisme avec lequel le dossier a été traité.

«Souveraineté» mode d’emploi
Du pain (beaucoup) sur la planche pour Zetchi à l’occasion de cette «réunion» arabe à valeur de test décisif, la structure en charge de la gestion du jeu à onze algérien, dans la tourmente, entourant le communiqué annonçant l’arrivée à Alger d’une délégation de l’UAF comme une sorte de victoire voire de «convocation» intimant ou presque, l’ordre à cette dernière de venir pour s’expliquer sur un «geste» très peu apprécié lorsqu’on sait que même la tutelle, ruant à son tour dans les brancards et volant au secours de la Faf sans apparemment en mesurer la portée, a bien voulu donner son «avis» (il s’agit encore une fois d’une sombre question de «souveraineté») sur la question. Pour certains analystes, les dés sont jetés, les choix faits en attendant la «réplique» ou les suites que voudra bien donner le nouveau boss du football algérien aux points de vue de ses homologues arabes (on parle, au passage, d’une tentative de réconciliation, à l’occasion, avec Raouraoua) alors que sa marge de manœuvre est singulièrement réduite. L’UAF, en tournée dans plusieurs pays arabes (l’étape algéroise n’en serait finalement qu’une parmi tant d’autres, ce qui bat en brèche la thèse farfelue qui veut qu’elle sera dans nos murs sur insistance de la partie algérienne) se fera fort d’imposer ses règlements non sans, on l’imagine, défendre son vice-président (encore une fois Raouraoua, pour ne pas le citer) qu’on présente, à tort ou à raison, comme celui par qui tous les déboires ou «malheurs» de la nouvelle Faf sont arrivés. Une question ((la réponse coule de source évidemment, sauf imprévisible retournement de situation) à un dinar largement dévalué avant de passer à table : qui représentera l’Algérie dans cette édition devant se dérouler entre le mois d’août de l’année en cours et le mois de mai de l’année prochaine avec la participation attendue de 32 clubs parmi ce qui se fait actuellement de mieux sur le plan régional ? L’USMA et l’ESS sans l’ombre d’aucun doute. Une réponse attendue imposant la question des questions évaluée à 15 millions de dollars, soit la totalité des primes qu’elles devraient se partager: que fera la Faf et quels seront ses arguments ? Elle coule de source. Aucune place aux surprises. L’UAF à Alger. Un détour et des …
Azouaou Aghilas