CONSULTATIONS POLITIQUES DU PRÉSIDENT : Makri exprime ouvertement sa volonté de participer

Le président du Mouvement de la société pour la paix, Abderrazak Makri, s’est exprimé sur les consultations lancées par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avec des personnalités politiques et nationales autour de la révision de la Constitution, affichant sa disponibilité à participer à ce dialogue. Toutefois, le chef du MSP propose « sa feuille de route » concernant la démarche à prendre.

Invité, dimanche soir, sur le plateau d’une chaîne télé privée nationale, le président du MSP a salué la décision du Président de réviser la Constitution. Ce qui est le plus important pour lui, c’est qu’ « il faut que la nouvelle Constitution comporte des lois qui préservent les libertés individuelles et collectives, tout en concrétisant la démocratie, afin de bâtir un état de droit». Preuve en est à son intérêt accordé au projet présidentiel, Makri fait savoir que son parti travaille sur l’élaboration et le développement d’une feuille de route portant des propositions autour de la nouvelle Constitution. «Nous avons installé, dans le Mouvement, une commission qui se charge de formuler des propositions pour la nouvelle Constitution » révèle-t-il, ajoutant que «nous tenons des réunions dans plusieurs wilayas pour ouvrir un dialogue interne avec tous nos cadres, avant d’organiser une conférence nationale, afin de préparer notre feuille de route finale».
Une fois la mouture du texte du MSP élaborée, « elle sera soumise au pouvoir dans le cas où le MSP recevrait une invitation de la part du chef de l’État pour participer aux consultations». Ainsi, parmi les propositions, dont il considère la nécessité d’élaboration dans la nouvelle Constitution, Makri cite «  la diminution des prérogatives du président de la République, le passage à un régime parlementaire au lieu de présidentiel, la formation du Gouvernement de la majorité parlementaire et aussi la révision de la loi électorale ».
D’autre part, et toujours à ce sujet, Makri a parlé des consultations initiées par Tebboune, auxquelles il n’a pas été invité, et dont le Président a préféré, jusque-là, du moins de rencontrer d’autres formations politiques de « moindre poids » par rapport au MSP. À ce titre, le patron du parti de la mouvance islamiste a exprimé ouvertement sa volonté de participer au dialogue avec Tebboune. « Jusqu’à aujourd’hui, précise-t-il, je n’ai reçu aucune invitation du Président pour le rencontrer».
En effet, malgré qu’il a été écarté jusqu’à maintenant de cette initiative, Makri reste « optimiste » et « positif » en tendant la main au pouvoir en lui offrant ses services pour l’ « intérêt du pays ». D’ailleurs, Makri dit être « prêt » à « collaborer avec le pouvoir. Faisons de nous une partie de ce dialogue. Nous écarter ne changera pas notre vision de cette initiative. Elle restera une bonne démarche que nous saluons toujours », a-t-il commenté.
Avant de conclure par espérer qu’il y ait, dans cette démarche, une « volonté sincère de la part du pouvoir pour sortir le pays de la crise actuelle».
Sarah Oubraham