Conférence RASD

Conférence internationale d’Alger de soutien au combat du peuple sahraoui : «Pas d’alternative à l’autodétermination, à la liberté et à l’indépendance»

Les participants à la Conférence internationale d’Alger, sur « le Droit des peuples à la résistance : le cas du peuple sahraoui» ont réaffirmé, leur soutien indéfectible « aux droits inaliénables du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance » et à « légitimité du combat de libération nationale du peuple sahraoui, et sa résistance pacifique contre l’occupation marocaine.»

Dans la déclaration finale adoptée, hier, par les participants venus de plus de 53 pays d’Afrique, du monde arabe, d’Amérique Latine, d’Europe et des Etats-Unis, pour prendre part à cette conférence internationale de soutien à la résistance du peuple sahraoui contre le colonisateur marocain, un appel a été lancé aux Nations unies, dans lequel il est exigé à l’institution onusienne « d’honorer rapidement son engagement par l’organisation du référendum d’autodétermination du peuple sahraoui» est-il précisé. Saluant la position «constante, ferme et courageuse de l’Union africaine en faveur de l’autodétermination» du peuple sahraoui, les participants, des parlementaires, juristes, universitaires, intellectuels, professionnels des Medias, militants des droits de l’homme, «dénoncent les violations répétées des droits de l’homme par le Maroc au Sahara occidental». Une situation d’oppression et de répression des sahraouis des territoires du Sahara occidental, sous occupation marocaine, à propos de laquelle, les participants à Conférence internationale appellent «à garantir rapidement par tous les moyens possibles, le respect et la protection des droits de l’homme des sahraouis des territoires occupés.» Les poignants témoignages, des militantes et militants pacifiques sahraouis des territoires occupés du Sahara occidental, présents à cette Conférence ont rappelé, au Monde, devant l’assistance, la laideur et l’atrocité du système colonial marocain, fidèle héritier des ex-colonisateurs notamment en Afrique. Des conditions de détentions inhumaines des sahraouis, des viols, de procès irréguliers et de la torture, les autorités coloniales marocaine excellent dans les violations des droits de l’homme des sahraouis, jusqu’à être un concurrent à l’entité sioniste, dans sa répression et oppression du peuple palestinien. Le président des juristes démocrates italiens, Fabio Marcelli, présent à ce rendez-vous international d’Alger de soutien à la cause juste du peuple sahraoui, a déclaré, lui qui a assisté à une des audiences du procès des prisonniers du groupe Gdeim Izik, que les détenus sahraouis ont été «condamnés sans preuves», évoquant plus loin, «la violation de tous les pactes juridiques possibles par les autorités marocaines» a-t-il affirmé. La militante sahraouie des droits de l’Homme, Aminatou Haider, a affirmé lors de son intervention au premier jour des travaux de la cette rencontre, que «la persécution, la répression et la torture que subit le peuple sahraoui de la part de l’occupant marocain ne l’empêchera pas de poursuivre la résistance jusqu’à obtenir la liberté et l’indépendance» a-telle affirmé. À l’adresse des amis et des soutiens de la cause du peuple sahraoui dans son combat national pour son indépendance, elle leur dira :« Je rassure les amis de la cause sahraouie et ceux qui la soutiennent que notre résistance pacifique se poursuivra même si cela nous coûterait nos vies », a-t-elle soutenu et de souligner que « la tuerie ne nous empêchera pas de continuer… nous sommes prêts à aller en prison et nous n’admettrons aucune alternative à la liberté, la dignité et à l’indépendance ». Le représentant des juristes américains, expert auprès du comité des droits de l’Homme (CDH) à Genève, Gina Franco Fattorini, regrettant, dira-t-il lors de son intervention, «la pratique de la torture, les déplacements des populations civiles sahraouies» a appelé à «l’identification des responsables de ces crimes», commis par la colonisation marocaine au Sahara occidental. Les participants dans la déclaration finale, clôturant hier les travaux de la Conférence internationale d’Alger, «se déclarent mobilisés pour appuyer» auprès du Conseil de sécurité, «l’élargissement du mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental, (Minurso) à la protection et au respect des droits de l’Homme» lit-on. La machine coloniale marocaine au Sahara occidental ne cessant de piétiner le droit international, lequel consacre les droits légitimes du peuple sahraoui à être libre et indépendant, par l’exercice de son droit à l autodétermination, persiste dans ses manœuvres dilatoires, pour faire perdurer son occupation au Sahara occidental, et exploitant en violation du droit international, ses richesses naturelles.
Dilapidation par les autorités coloniales marocaines des ressources naturelles du peuple sahraoui, confortées par le soutien d’acteurs internationaux, principalement la France et l’Espagne, à l’occupation marocaine au Sahara-occidental. Les participants à la Conférence internationale d’Alger de soutien au droit du peuple sahraoui à la résistance, s’adressent «spécifiquement à la France et à l’Espagne» est-il souligné, les appelant «à cesser sans tarder leur soutien injuste à la position marocaine», les invitant à tourner la page de leur soutien à la dernière colonisation en Afrique, celle du Maroc au Sahara occidental, et d’œuvrer à promouvoir l’application de la légalité internationale, à la dernière question de décolonisation sur le continent africain inscrite à l’ONU. Il est à noter qu’une réunion des Parlementaires s’est tenue en marge de la dite Conférence et également une rencontre élargie de la Task-force Africaine des comités africains de soutien au combat du peuple sahraoui, pour consolider leur efforts et dégager les perspectives à venir dans leurs actions respectives de solidarité avec la lutte du peuple sahraoui pour l’exercice de son droit à l’autodétermination.
Karima Bennour