Air Algérie

AIR ALGÉRIE : Fermeture de toutes les agences à l’étranger

C’est peut-être là l’une des décisions les plus douloureuses que vient de prendre la compagnie aérienne nationale. Déjà en proie à une crise financière aiguë depuis ces dernières années, chez Air Algérie les indicateurs financiers sont au rouge depuis la paralysée de l’espace aérien du fait de la pandémie de Coronavirus.

Conséquence à l’arrêt de son activité à cause de la suspension des vols, l’opérateur aérien public a perdu, pour la seule période allant du 18 mars au 30 avril de cette année, 35 milliards de dinars. (chiffres révélés en juillet dernier par le ministre des Finances).
Face à cette situation de crise qui n’arrange ni la caisse de l’entreprise, ni les intérêts des travailleurs et encore moins le Trésor public, les premières décisions tombent : les autorités publiques donnent ordre de procéder à la fermeture de toutes les agences d’Air Algérie à l’étranger. Et pour cause, en plus des raisons évoquées, la crise financière qui contraint l’État à aller vers une économie drastique dans les dépenses des entreprises publiques.
Le cas d’Air Algérie est des plus édifiants ; et si elle est ciblée c’est que la situation est sans appel. Au nombre de 40 réparties à travers le monde, les agences d’Air Algérie s’avèrent être trop budgétivores et excessivement dépensières en devises, alors qu’au final elles sortent avec résultats financiers négatifs en fin d’exercice. Preuve en est, mars 2019 la direction d’Air Algérie a décidé d’une revalorisation des salaires de ses employés à l’étranger au niveau de 4%. Pas que, puisqu’elles emploient également de trop et passent outre le plafond de l’assiette emploi. Et par-dessus tout, ces agences font travailler du personnel étranger, dont la position d’influence est d’autant plus douteuse que la fermeture de ces représentations d’Air Algérie s’impose aujourd’hui.
F. Guellil