Le dernier ticket pour la Ligue 1 Mobilis se jouera mercredi à Tizi-Ouzou. Au terme de deux demi-finales disputées à huis clos, le CR Témouchent et l’US Chaouia ont validé leur qualification pour une finale des barrages qui promet intensité, tension et un immense enjeu sportif : rejoindre l’élite du football national.
Le verdict est tombé samedi après une journée décisive pour les clubs engagés dans les play-offs d’accession. Sur les pelouses de Baraki et d’Oran, deux formations ambitieuses ont su répondre présentes dans des confrontations où la pression du résultat a souvent pris le pas sur le spectacle. Le CR Témouchent et l’US Chaouia se disputeront ainsi le dernier billet pour la Ligue 1 professionnelle, mercredi 20 mai au stade Hocine Aït Ahmed.
Au stade Nelson-Mandela de Baraki, le CR Témouchent a dû puiser dans ses ressources mentales pour venir à bout du CA Batna. Dans une rencontre fermée mais très engagée, les deux équipes ont livré un combat tactique intense. Les Témouchentois ont cru faire le plus dur dès le retour des vestiaires lorsque Ghanem a ouvert la marque à la 48e minute. Mais la réaction batnéenne fut immédiate. Trois minutes plus tard, Lalaouana a remis les deux formations à égalité, relançant totalement la rencontre. La suite du match s’est transformée en duel nerveux où chaque erreur pouvait coûter la qualification. Malgré plusieurs tentatives de part et d’autre, aucune équipe n’est parvenue à faire la différence durant le temps réglementaire. La séance des tirs au but a alors départagé les deux camps. Plus lucides et plus efficaces, les joueurs du CRT se sont imposés (4-2), validant leur présence en finale au terme d’un scénario à suspense.
L’US Chaouia, la confirmation
Dans l’autre demi-finale disputée au stade Miloud-Hadefi d’Oran, l’US Chaouia a signé une performance marquante en éliminant l’USM El-Harrach (2-1). Supérieur dans l’organisation et l’impact physique, la formation d’Oum El Bouaghi a progressivement imposé son rythme face à une formation harrachie pourtant expérimentée. La première période a été marquée par une forte bataille au milieu du terrain. L’US Chaouia a tenté d’imposer son jeu dès l’entame, mais s’est heurtée à un Chaouchi vigilant dans les airs et décisif sur plusieurs interventions. Les Jaune et Noir ont laissé passer l’orage avant de miser sur des contres rapides, sans parvenir toutefois à inquiéter sérieusement la défense chaouie. L’intensité physique a dominé les débats, symbolisée par plusieurs duels musclés. L’un des tournants du match aurait pu intervenir lorsque l’arbitre, après recours à la VAR, a finalement sanctionné Redjem d’un simple carton jaune malgré un geste dangereux. Juste avant la pause, Seghier s’est procuré une belle opportunité pour l’USC, mais son tir est passé de peu à côté. Au retour des vestiaires, la domination des joueurs de l’Est s’est concrétisée. À la 58e minute, Fenniri a ouvert le score d’un tir à bout portant, libérant son équipe. Plus entreprenants, les Chaouis ont continué à pousser et ont obtenu un penalty après intervention de la VAR. Konaté s’est chargé de la transformation à la 75e minute, donnant un avantage décisif à son équipe. Malgré plusieurs changements opérés par l’entraîneur Bougherara pour relancer son équipe, l’USM El-Harrach n’a jamais réellement trouvé les solutions. Le but inscrit par Bensaha dans le temps additionnel (90e+7) n’a fait que réduire l’écart sans remettre en cause la qualification de l’US Chaouia.
Cette finale des barrages opposera donc deux équipes portées par une même ambition : retrouver la Ligue 1 Mobilis. Le CR Témouchent s’appuiera sur sa solidité mentale démontrée lors de la séance des tirs au but, tandis que l’US Chaouia arrive avec la confiance d’une prestation collective maîtrisée. Le choix du stade Hocine Aït Ahmed de Tizi-Ouzou ajoute une dimension particulière à ce rendez-vous. Terrain neutre, pression maximale, match unique : tous les ingrédients sont réunis pour une confrontation indécise où la gestion des émotions jouera un rôle déterminant. Au-delà du résultat sportif, cette finale représente l’aboutissement d’une saison entière de sacrifices pour deux clubs historiques du championnat national. Une montée en Ligue 1 peut transformer l’avenir sportif, économique et populaire d’une formation.
Mercredi, à Tizi-Ouzou, il n’y aura ni calcul ni seconde chance : une équipe accédera à l’élite, l’autre devra tout recommencer.
Mohamed Amine Toumiat










































