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Championnats d’Afrique d’haltérophilie 2026 : Six médailles pour l’Algérie

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La sélection algérienne d’haltérophilie a confirmé sa progression sur la scène continentale lors des Championnats d’Afrique seniors 2026 disputés à Ismaïlia, en Égypte. Avec six médailles récoltées et plusieurs performances prometteuses, l’équipe nationale repart avec des certitudes, portée par l’expérience d’Aymen Touiri et l’émergence d’une nouvelle génération ambitieuse.
L’Algérie a bouclé sa participation continentale avec un bilan global de six médailles : deux en argent et quatre en bronze. Un résultat conforme aux objectifs fixés par le staff technique qui ambitionnait de revenir d’Égypte avec une moisson significative. Sur les quatre représentants engagés, deux messieurs et deux dames, les haltérophiles algériens ont su rivaliser avec les meilleures nations africaines, confirmant la dynamique positive de la discipline. Chef de file de la sélection nationale, Aymen Touiri a réalisé la meilleure performance algérienne dans la catégorie des 110 kg. L’athlète s’est adjugé le titre de vice-champion d’Afrique grâce à un total impressionnant de 375 kg soulevés. À l’arraché, il a validé une barre à 165 kg, synonyme de médaille de bronze, avant de briller à l’épaulé-jeté avec 210 kg, performance qui lui a offert la médaille d’argent dans cette spécialité. Sa régularité dans les deux mouvements confirme son statut de valeur sûre de l’haltérophilie nationale et son ambition de franchir un nouveau cap lors des échéances internationales à venir. Dans la catégorie des 94 kg, Farès Touiri s’est lui aussi illustré en enrichissant le compteur algérien de trois médailles de bronze. Le représentant national est monté sur le podium à l’arraché, à l’épaulé-jeté et au classement général, démontrant une constance technique appréciable face à une concurrence particulièrement relevée. Son rendement confirme la solidité du travail réalisé au sein de la sélection et renforce les perspectives algériennes dans les catégories masculines.

Une relève qui apprend chez les seniors
Au-delà des podiums, la participation algérienne a également été marquée par les prestations encourageantes des jeunes haltérophiles féminines. Engagée chez les 77 kg, Douaâ Bouabdellah, encore athlète U-20, a terminé à la septième place du classement général avec un total de 185 kg. Elle a réussi 80 kg à l’arraché et 105 kg à l’épaulé-jeté, signant une performance honorable face à des adversaires plus expérimentées. Sa progression, notamment dans le mouvement de l’épaulé-jeté, laisse entrevoir un potentiel de développement important dans les prochaines saisons. Même constat positif pour Inès Driss, engagée en 63 kg. Bien qu’elle ait terminé à la septième place, la jeune Algérienne a marqué la compétition en battant quatre records nationaux. Elle a réussi 71 kg à l’arraché et 90 kg à l’épaulé-jeté, portant son total à 161 kg, soit une nette amélioration de ses précédentes références. Ces performances réalisées dans une compétition senior témoignent d’une évolution technique remarquable et d’une marge de progression significative. La participation des deux jeunes haltérophiles à une compétition de haut niveau constitue une étape importante dans leur formation sportive. L’expérience accumulée face aux meilleures africaines devrait accélérer leur maturation et leur permettre de viser rapidement des classements plus ambitieux. Le staff technique insiste d’ailleurs sur la nécessité de multiplier les stages internationaux et les compétitions ciblées afin de transformer ce potentiel en résultats concrets.
Les Championnats d’Afrique 2026 ont ainsi mis en lumière deux réalités complémentaires pour l’haltérophilie algérienne : la confirmation d’athlètes capables de jouer les premiers rôles continentaux et l’émergence d’une relève prometteuse. Aymen Touiri apparaît désormais comme un pilier capable de viser des minima internationaux, tandis que Farès Touiri confirme sa régularité au plus haut niveau africain. Chez les dames, les prestations de Douaâ Bouabdellah et d’Inès Driss démontrent que l’Algérie prépare activement l’avenir. Leur présence chez les seniors, malgré leur jeune âge, constitue un investissement stratégique pour les prochaines échéances africaines et mondiales.
Entre confirmation et renouveau générationnel, l’haltérophilie algérienne semble avoir trouvé un équilibre prometteur : celui d’une discipline qui construit déjà ses futurs podiums.
M. A. T.

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