Complexe Sider El Hadjar

350 MILLIARDS DE DA POUR RÉPARER LES DÉGÂTS DES INTEMPÉRIES : L’activité du complexe d’El-Hadjar reprend aujourd’hui

Le complexe sidérurgique Sider El-Hadjar d’Annaba reprend, aujourd’hui, sa production d’acier liquide, selon l’annonce du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales Noureddine Bedoui, hier, en déplacement, à l’Est du pays, Annaba. Et c’est à partir du Complexe d’El-Hadjar que le ministre Bedoui a indiqué que le gouvernement «a adopté des mesures urgentes» pour parer aux conséquences des inondations qui ont causé l’arrêt de l’activité du complexe, durant onze jours. Assurant que les autorités du pays ont adopté et pris les mesures «urgentes» pour que l’activité du fleuron de l’Industrie nationale, reprenne dans les plus brefs délais, le ministre Bedoui a assuré hier, «les solutions nécessaires qui ont été promues pour la reprise de l’activité de la production de l’acier liquide» a-t-il déclaré, hier. Avec la remise en marche des machines et le retour des travailleurs à leur poste de travail, après moins de douze jours d’arrêt, les dégâts financiers, ont été estimés «moindre» que ceux estimés auparavant. Le président-directeur général du complexe, Chems Eddine Maâtallah avait déclaré, pour rappel, le 28 janvier dernier, que «si l’arrêt du Complexe devait durer 15 jours, le manque à gagner devrait être de l’ordre de 2,25 milliards de dinars» avait-il précisé. L’activité de production dudit Complexe a été suspendue, faut-il le rappeler, temporairement, après que les inondations importantes ayant submergé la gigantesque usine d’El-Hadjar, suite au déferlement d’oued Seybouse, dans la nuit du 25 janvier dernier, suite aux précipitations. Il faut noter que le niveau d’eau enregistré dans certaines unités du Complexe était de 4 à 5 mètres, submergeant ainsi les zones inférieures du haut fourneau, les aciéries, et notamment les installations électriques. Par ailleurs il est à relever que plusieurs autres régions de la ville d’Annaba ont été touchées, à cause des crues de oued Seybouse, des cités, des infrastructures, des établissements, des terres agricoles etc. Sur ces dégâts et leurs conséquences sur la vie quotidienne des citoyens, notamment dans son volet socio-économique, le ministre Bedoui assure, depuis Annaba, où il était en déplacement, hier, que «le gouvernement a mobilisé les moyens financiers pour la réhabilitation des différentes infrastructures» touchées par les conséquences les intempéries. De son côté, s’exprimant, hier, sur les ondes de la Radio Chaîne I, le wali d’Annaba, Toufik Mezhoud, a affirmé que sa wilaya «a bénéficié d’une enveloppe financière de 350 milliards de Dinars pour l’aménagement des dégâts» qu’a connu cette région du pays. Et pour être plus rassurant, quant à une gestion plus pertinente des conséquences de ce type de catastrophe, rythmant souvent le quotidien des citoyens, à Annaba comme ailleurs, à la tombée de la pluie ou des précipitations, Toufik Mezhoud a annoncé que «l’identification et le listing des points noirs constatés durant les récentes inondations ont permis de redessiner la carte d’intervention dans la wilaya.» a-t-il affirmé
Mohamed Amrouni