RASD

VILLES SAHRAOUIES OCCUPÉES : Large mobilisation contre la répression marocaine

Le ministère sahraoui des Territoires occupés et des Communautés sahraouies établies à l’étranger a vivement réagi à la féroce répression qui vise les populations sahraouies dans les villes occupées du Sahara occidental. Il tient le Maroc pour responsable de la répression acharnée que subit la militante sahraoui Sultana Sidi Brahim Khaya et sa famille.
« Dans le cadre du suivi quotidien de la situation dans les territoires occupés de la République arabe sahraouie démocratique le ministère des Territoires occupés a indiqué dans un communiqué avoir constaté une large campagne de répression menée par les forces marocaines à la ville de Boudjedour occupée contre la famille de Sidi Brahim Khaya « . Le ministère sahraoui a réitéré son appel à la communauté internationale et particulièrement à l’ONU pour assumer ses responsabilités juridiques et morales quant aux pratiques ignobles du régime marocain commises contre le peuple sahraoui. La militante Sultana Khaya a subi des blessures graves au niveau de la tête et de l’œil gauche et sa sœur El Ouaara n’a pas échappé à la violence des forces de sécurité marocaines et a reçu des coups sur la bouche et d’autres endroits de son corps devant son domicile familial. Solidaire avec la famille Khaya , la militante sahraouie Fatima Mohamed El Hafed a été battue et réprimée par les mêmes services de sécurité. Elle a exhorté également le SG de l’ONU et le Haut-commissaire aux droits de l’Homme à dépêcher une commission dans les territoires occupés, appelant à l’ouverture de la région aux organisations et aux instances internationales des droits de l’Homme pour s’enquérir de la situation déplorable de ces droits.
Pour rappel, la Commission sahraouie des droits de l’Homme (CONASDH) a dénoncé la répression barbare dont fait l’objet la militante Sultana Khaya et le mutisme international face au mépris affiché par le régime marocain à l’égard de la population sahraouie dans les villes occupées. « Cette agression est un crime avec tous ses éléments constitutifs, qui met à nu le visage hideux du régime d’occupation et son mépris pour la vie des Sahraouis démunis », évoquant « une tentative désespérées de cacher ses crimes systématiques à travers un siège sécuritaire et militaire total sur la partie occupée de la République sahraouie, en interdisant l’accès aux journalistes et observateurs internationaux » a indiqué la Conasdh dans un communiqué.
La Conasdh a appelé, dans ce sens, la conscience humanitaire mondiale, les institutions internationales, l’Union africaine, l’Union européenne, le Parlement européen et les institutions de l’ONU à faire pression sur le régime marocain pour l’arrêt de ces agressions contre les civils sahraouis, la libération de tous les détenus politiques sahraouis et l’autorisation de missions d’enquête internationales.
Le Comité International de la Croix-Rouge a également été interpellé sur la protection des civils sahraouis sous occupation et l’envoi d’une mission pour constater sur le terrain les violations du droit international humanitaire. Le domicile de la famille de la militante des droits de l’Homme, Sultana Khaya est assiégé par un dispositif intense des forces de répression marocaine, dans le but de dissuader les militants sahraouis de manifester pacifiquement en vue d’exiger le droit à la liberté et à l’indépendance.
M. Bendib

SAHARA OCCIDENTAL
Les arrestations se multiplient
Hmad Hammad, militant des droits de l’Homme et vice-président du Comité pour la défense du droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental a été victime de provocations et d’accusations par la police marocaine. Alors que Hammad se dirigeait vers Le port d’El-Ayoun occupé et à  un point de contrôle dans la partie ouest de la ville, il  a été victime de provocations et d’intimidations de la part de la police d’occupation marocaine. Il a été arrêté, interrogé  sur sa destination, puis poursuivi par une brigade de police jusqu’à ce qu’il atteigne le port, indique des sources sahraouies à El-Ayoun occupée. Ces mesures de répression massive marque  le  déploiement répressif mené par les forces d’occupation marocaines depuis le déclenchement de la guerre au Sahara occidental le 13 novembre 2020, dans le but de faire taire les militants sahraouis et les défenseurs de la liberté sur la base de l’instauration de la terreur au sein de la population sahraouie. D’un autre côté les  forces de répression marocaines ont enlevé deux enfants mineurs dans le quartier « Irak » dans la ville d’El-Ayoun occupée au Sahara occidental, rapportent lundi des médias sahraouis depuis les territoires occupés.  Selon ces sources, « des soldats marocais, en tenue civile, ont enlevé deux mineurs et les ont conduits vers une destination inconnue ». Il s’agit de « Zakaria al-Rijibi et Akram al-Hanafi, enlevés par un groupe dirigé par le bourreau Ali Boufri », précisent les médias sahraouis. Les villes sahraouies occupées connaissent une escalade dangereuse des agressions policières menées par les autorités d’occupation marocaines contre les civils et militants sahraouis, même les enfants n’en sont pas épargnés. Dans ce contexte, plusieurs associations sahraouies ont  tiré la sonnette d’alarme quant à « l’escalade dangereuse et une hausse inédite » des harcèlements de la part des forces d’occupation contre les civils, les activistes et les journalistes sahraouis dans les villes occupées, depuis la reprise de la guerre au Sahara occidental.
M.B.

Nouvelles attaques de l’ALPS
Les unités de l’Armée populaire de libération sahraouie (APLS) ont mené des attaques, pour le 95e jour consécutif, contre les positions de l’occupation marocaine dans les secteurs d’Oum Drika, Bekkari et Fersia au niveau du mur de sable, a indiqué un communiqué du ministère sahraoui de la Défense. Selon le communiqué militaire rapporté par l’Agence de presse sahraouie (SPS) « les unités de l’APLS ont poursuivi leurs attaques ciblées contre les retranchements de l’armée d’occupation marocaine au niveau du mur de sable ». « Lors de la journée de dimanche des unités avancées de l’APLS ont ciblé, dans leurs frappes intenses, des bases militaires marocaines dans trois sites », précise le communiqué. Un « bombardement a ciblé les forces d’occupation marocaine retranchées dans les régions de Azemoul Oum Khamla (secteur Oum Drika), Aklibet Akaya (secteur de Bekkari) et Rousse Asloukia Ould Zoubir (Secteur de Fersia) », ajoute la même source. Les attaques de l’APLS se poursuivent contre l’occupant marocain qui a subi de lourdes pertes tout au long du mur de la honte, conclut le communiqué.
M. B.