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VACCINS CONTRE LA COVID-19 : Réception imminente d’un million de doses

Le Dr Lyes Akhamouk, membre du comité scientifique chargé du suivi de l’évolution de la pandémie de Covid-19, a fait savoir que l’Algérie recevra un lot de 1 million de doses de vaccins contre la covid-19 au cours de cette semaine, soulignant que 2 millions de doses devront également être réceptionnés le mois de juillet prochain.

S’exprimant vendredi sur les ondes de la radio locale de Sétif, Akhamouk a, en effet, affirmé que la campagne de vaccination entamée le mois de janvier devra connaitre une nette avancée notamment au cours des prochaines semaines après la réception de quantités conséquentes de vaccins. Des quantités qui devront doubler encore les mois suivants, a-t-il souligné, relevant dans ce contexte que l’Organisation mondiale de la santé a classé l’Algérie parmi les pays les plus sûrs ; car elle a été parmi les premiers à lancer le processus de vaccination, bien qu’elle ait accusé du retard. De ce qui est de la situation épidémiologique actuelle Akhamouk a estimé qu’elle est sous contrôle, mais reste préoccupante ajoutant que le pourcentage d’infections par les variants est de 5%, ce qui est minime, par rapport à l’Angleterre et la France, qui ont atteint les 95%. Il a relevé, en outre, que la menace se situe actuellement au niveau des villes côtières, notamment avec l’arrivée de la saison estivale, ou la population côtière tend à tripler et ainsi multiplier les risques de contamination en citant ce qui est arrivé dans la ville de Jijel l’année dernière. Aussi, il a fait état d’une situation épidémiologique difficile dans les grandes villes à savoir Alger, Sétif, Constantine et Blida ou le retour aux mesures de confinement dans ces wilayas n’est pas écarté et ce dans le cas d’une hausse significative des contaminations. Voulant tirer la sonnette d’alarme, le même intervenant a mis en garde contre le risque d’une flambée des contaminations les semaines à venir lors desquelles les résultats du BEM et du BAC seront annoncés et ce qui s’en suit comme regroupements et fêtes comme cela se fait chaque année. Si le relâchement et l’abandon des gestes barrières persistent, il y a de forts risques que la situation explose, surtout que la vaccination contre la COVID-19 n’attire pas la foule. Pourtant, la vigilance devrait être de mise avec l’ouverture des frontières et l’arrivée des personnes de l’étranger notamment des pays ou le virus circule fortement comme la Tunisie où il a été enregistré 3.467 cas positifs sur 9.898 tests effectués ces dernières 24h.

« La troisième vague a commencé depuis deux mois »
De son côté, le président de la société algérienne d’immunologie et chef de service du laboratoire central EPH Rouiba, Kamel Djenouhat, qui affirme que l’Algérie est confrontée depuis deux mois à une troisième vague de l’épidémie de coronavirus. Dans une déclaration faite mercredi dernier à une chaîne TV nationale le professeur a affirmé que «l’Algérie connait depuis deux mois le pic d’une troisième vague de coronavirus, mais moins virulente». « Il y a une augmentation du nombre d’infections au Coronavirus, mais c’est dans une tendance stable et avec des symptômes différents », a-t-il ajouté. Évoquant l’arrivée de la saison estivale, le professeur Djenouhat a confirmé que les plages ne constituent pas une menace pour la propagation du virus, selon le même média.
Ania Nait Chalal