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Transition énergétique en méditerranée : Alger chargée de mener la réflexion par les experts du Dialogue inter-méditerranéen 5+5

Selon des études de l’Université des sciences et technologies d’Alger (USTHB), le potentiel photovoltaïque de l’Algérie est estimé à près de 2,6 millions de térawattheures (TW/h) par an, soit 107 fois la consommation mondiale d’électricité, selon cette même étude, qui estime qu’avec un taux moyen de consommation de 260 m3 /MWh, le potentiel algérien en énergies renouvelables serait équivalent à une réserve annuellement renouvelable de gaz naturel de l’ordre de 700 000 milliards de m3.
Chargée de mener une réflexion autour de la transition énergétique en Méditerranée, en prévision de la tenue du sommet d’experts du Dialogue inter-méditerranéen (Dialogue 5+5) -Algérie, Libye, Tunisie, Mauritanie, Maroc/ Italie, Espagne, Portugal, Malte, France, la partie algérienne s’est vue ainsi confier le plus important thème qu’aborderont les participants à la rencontre de Marseille. Sous la présidence du professeur Abderrahmane Mebtoul, celui-ci a eu à expliquer, dans ses sorties médiatiques, que notre pays doit «tisser des partenariats gagnant-gagnant» entre les deux rives de la Méditerranée, dans le domaine de la transition énergétique. En énergie éolienne, l’Algérie bénéficie aussi d’un potentiel énergétique important, estimé à près de 12 000 térawatts/heure (TWh) par an, selon l’étude de l’USTHB, qui estime qu’ « avec un taux moyen de consommation de 260 m3 /MWh, le potentiel algérien en énergies renouvelables serait équivalent à une réserve annuellement renouvelable de gaz naturel de l’ordre de 700 000 Milliards de m3 » est-il précisé. Lors du conclave des experts du Dialogue inter-méditerranéen (5+5), ces derniers se pencheront sur des thématiques de l’énergie à travers des forums qui lui seront dédiée, au terme desquels se dégageront les axes principaux définissant la stratégie de la coopération euro-méditerranéenne en matière de transition énergétique, laquelle devrait ouvrir la voie à l’accès de millions d’africains, à l’énergie électrique, par le soutien des pays développés, notamment par la réalisation de projets relatifs à l’énergie renouvelable,  dont les potentialités de notre pays ne sont pas à démontrer. L’Algérie, de par sa position géographique, au nord de l’Afrique avec une superficie de  2 381 741 Km² est l’un des pays les mieux exposés au soleil, d’une capacité de 60 fois la consommation électrique de l’Europe, outre d’autres sources d’énergie verte dont dispose le pays, à l’exemple du vent. Certes les énergies renouvelables, dans notre pays restent encore mal exploitées malgré ses immenses capacités en ce domaine, qui peuvent le hisser au premier rang mondial. Actuellement, la production énergétique en Algérie provient à 70% des centrales alimentées par les combustibles fossiles (gaz et gasoil) et 30 % de production d’énergies propres et renouvelables, selon Chahar Boulakhras, président directeur général de SKTM, filiale de Sonelgaz, en charge des énergies renouvelables, lors de la cérémonie d’installation, le 7 janvier dernier, à Mostaganem, des cadres supérieurs de différentes unités de SKTM. Et c’est à cette même occasion, que le même responsable a fait savoir que notre pays s’est fixé pour objectif de réduire et renverser graduellement cette tendance par des actions concrètes, basées, «sur le développement à grande échelle des énergies renouvelables et le renforcement de l’efficacité énergétique» a-t-il précisé. Alors que le monde avance à grands pas sur la voie de l’exploitation et du développement des énergies renouvelables, à l’exemple de l’Allemagne, pays leader, en la matière, la transition depuis les énergies conventionnelles vers d’autres sources, plus connu, l’or vert, plus accessibles et moins coûteuses, et le potentiel de l’Algérie en la matière est plus qu’important. La dynamique en cours, en cette direction, entamée par notre pays, devrait connaître un rythme encore plus soutenu, en vue de répondre aux besoins nationaux, en plus de l’exportation, activité devant conforter la sortie de notre économie de la dépendance des hydrocarbures.
Karima Bennour