L’ACTIVITÉ VéTéRINAIRE EN DÉBAT, HIER, à LA COMMISSION DE L’APN : Sera-t-il question d’une meilleure prise en charge du métier ?

Le métier des vétérinaires souffre d’une faible structuration et la parution de la peste des petits ruminants, pour la première fois en Algérie, depuis trois mois, a montré les limites et les carences du rôle du vétérinaire et de ce secteur en général. Pour une meilleure mise en valeur de l’activité de médecine vétérinaire et à la protection animale, la commission de l’agriculture, de la pêche et de la protection de l’environnement a discuté, hier à l’APN, le projet relatif à cette profession, qui vise, comme objet principal, la revalorisation, l’amélioration» et de surcroît, l’organisation des acteurs concernés et ce, à travers la proposition de l’instauration d’un Ordre national des vétérinaires.
La corporation des vétérinaires compte actuellement près de 20 000 médecins exerçant dans des conditions vulnérables outre les carences liées à l’organisation dans cette profession. Afin de garantir la déontologie de la profession, cet avant-projet aura pour but, selon ses lignes directrices, contenues dans le document, (que nous nous sommes procuré, hier), de préserver et de développer la compétence des vétérinaires. Ce qui ouvrira la voie pour réunir les conditions adéquates en vue d’assurer la sécurité sanitaire des animaux et des élevages, dont l’épidémie ayant touché les petits ruminants a révélé l’urgence de hisser ce métier au rang devant garantir la préservation de la richesse animale dont dispose le pays. Et ce n’est que par cette voie qu’il est, par la même occasion, possible de contribuer à la protection de la santé publique, notamment par l’adaptation de notre législation relative au métier vétérinaire aux normes internationales. L’absence du vaccin contre la peste des petits ruminants a conditionné l’urgence d’aller sur la prévention ; ce qui a poussé les responsables du secteur de l’Agriculture à adopter des mesures, en vue de maîtriser la situation gravissime qui a touché et continue d’atteindre des ruminants, en attendant l’arrivée, la fin du mois, du fameux vaccin. Un avant-projet qui s’est penché, faut-il le noter, également sur la restructuration du métier de vétérinaire, demeurant précaire. Il est utile de souligner que la plus part des vétérinaires travaillent dans des conditions pénibles, manquent d’effectif, de matériel, outre la difficulté de leurs déplacements, à travers les régions des hauts-Plateaux, du Sud, outre les zones enclavées,rendant l’accomplissement de leurs tâches encore plus difficile. Aussi, il faut souligner que les vétérinaires, souvent exposés aux risques de maladies véhiculées par les animaux, posent un sérieux problèmes, en l’absence de moyens de protection et même de prise en charge adéquate.
Le projet de loi comprend quatre points essentiels, portant notamment sur l’introduction de nouvelles mesures, l’amendement d’un chapitre complétant une loi, en plus de huit nouvelles lois devant être introduites. L’objectif essentiel de cet avant-projet de lois, selon le ministère de tutelle, est la révision du statut des vétérinaires en vue d’intégrer des mesures à même «d’améliorer les conditions du métier», selon le document. D’autres mesures seront également chargés d’assurer la promotion des bonnes pratiques vétérinaires, de veiller à la préservation de certaines espèces animales, menacées de disparition.
Med. Wali