STEPHANE DUJARRIC STOPPE NET LA MANŒUVRE DE RABAT A L’ONU : «La Minurso n’a pas observé de violations des accords par le Front Polisario»

Le porte-parole du secrétaire général des Nations unies(ONU), Stéphane Dujarric a balayé d’un revers, vendredi dernier, les accusations mensongères marocaines contre le Front Polisario, que Rabat a mentionné dans une lettre à l’adresse de l’ONU. Stéphane Dujarric a affirmé, en effet, avant hier, devant les médias accrédités auprès de l’institution onusienne, que «la mission de l’Onu, la Minurso n’a rien observé qui pourrait être considéré comme une violation selon les termes des accords» a-t-il affirmé, dans un point de presse.

Alors que l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guttéres poursuit sa mission, dans les efforts qu’il consent, pour la tenue d’une seconde rencontre, après celle qu’il a tenu , début décembre dernier, avec les deux parties en conflit sur le Sahara occidental, le Front Polisario et le Maroc, voilà qu’encore une fois, Rabat s’illustre, pour empoisonner ce processus, en adressant, une lettre, à l’ONU, dans laquelle le Royaume chérifien, a été le seul à avoir constaté, «des violations» par le Front Polisario au Sahara occidental. Alors que le personnel de la mission onusienne, la Minurso et des professionnels des Médias avaient assisté, depuis dimanche dernier, aux activités du 24ème concours militaire annuel «Chahid Mustapha El-Ouali» de l’Armée de libération populaire sahraouie (ALPS), à Mhiriz, région des territoires libérés, du Sahara occidental, sous la supervision de Brahim Ghali, Secrétaire général du Front Polisario, président de la République sahraouie et Commandant suprême des forces armées sahraouies, il n’y avait que les yeux du Makhzen et des autorités de l’occupant marocain, à avoir vu « des violations » des accords en question. Faisant fi de ses violations, des textes de la charte de l’ONU et des résolutions du Conseil de sécurité, et voire même de ses prérogatives, notamment lors de l’expulsion par Rabat, de membres du personnel de la Minurso, le Maroc a tenté, encore une fois, de faire endosser ses pratiques en question, au Front Polisario. L’occasion pour le Maroc, cette fois-çi, de tenter, de remettre en cause, l’existence politique, juridique et historique, des territoires libérés du Sahara occidental, et notamment les institutions de la RASD. Des objectifs que Rabat n’a cessé de viser, en vue de miner, à défaut de réussir à maitenir, avec l’aide de la France, le statu quo, le processus en cours, engagé par Köhler, pour le règlement pacifique de la dernière question de décolonisation inscrite à l’ONU et à l’Union africaine(UA). Il est à noter que les accords, dont fait part le porte-parole du SG de l’ONU, ont trait aux documents relatifs au cessez-le-feu, conclu en 1991, entre le Front Polisario et le Maroc, sous l’égide de l’ONU, en prévision de la tenue du référendum d’autodétermination au Sahara occidental, qui ne s’est pas tenu à ce jour, à cause des tergiversations de l’occupant marocain et du soutien inconditionnel du membre permanent au Conseil de sécurité, la France et de l’Espagne, pays qui n’ a pas assumé ses responsabilités historique et politique, relatives au parachèvement du processus de décolonisation au Sahara occidental. Et c’est par un niet catégorique que le porte-parole du SG de l’ONU a stoppé court la manœuvre marocaine dans les couloirs et au niveau des organes de l’Institution onusienne, en affirmant à Rabat qu’il n’y a eu aucune violation et provocation de la part du Front Polisario dans les territoires libérés, lors de la tenue dimanche dernier du 24ème concours militaire annuel «Chahid Mustapha El-Ouali» de l’Armée de libération populaire sahraouie (ALPS), à Mhiriz. Sur la manœuvre de Rabat, via le contenu de la lettre en question, adressée à l’ONU, le porte-parole du SG de l’ONU a fait savoir que « la mission de l’Onu, la Minurso, était présente aux deux incidents présumés et n’a rien observé qui pourrait être considéré comme une violation selon les termes des accords applicables» a-t-il déclaré, vendredi dernier, avant de souligner «c’est tout ce que j’ai à dire à ce propos». Un démenti formel et sans ambigüité de l’Onu qui est basé sur l’absence de toute information émanent de la Mission de l’ONU pour l’organisation du referendum d’autodétermination au Sahara ccidental, Minurso, dont le personnel a assisté, depuis dimanche dernier, dans le cadre de ses missions, aux activités du Front Polisario et de l’Armée de libération populaire sahraouie (ALPS), à Mhiriz, région dans les territoires libérés du Sahara occidental. Des activités qui se sont déroulées, la semaine passée, sous la supervision du Secrétaire général du Front Polisario, président de la République sahraouie et commandant suprême des forces armées sahraouies, Brahim Ghali, en présence de Médias, d’invités et du personnel des Minurso. Alors que Rabat espérait, via cette manœuvre, déclencher une campagne d’emblée vouée à l’échec, comme ses précédentes, contre le Front Polisario, pour se soulager un peu de l’impact des défaites politico-diplomatiques et juridiques, que lui a fait subir le Front Polisario, à travers le monde, dont à l’Union européenne, espace qu’il pensait acquis, grâce à ses soutiens à son occupation des territoires sahraouis, principalement Paris et Madrid. Si la réponse du responsable onusien aux allégations marocaines en question a fermé la porte à toute suite à donner à la lettre précitée du représentant marocain auprès de l’ONU, encore une fois, l’expression souveraine de la voix du peuple sahraoui, via son représentant unique et légitime, le Front Polisario et de l’ALPS, s’est manifestée, lors des activités du 24ème concours militaire annuel «Chahid Mustapha El-Ouali», festivités militaires qui ont précédé la célébration, le mois prochain, par le peuple sahraoui et ses institutions, avec le soutien de nombreux pays à travers le monde, dont ceux d’Afrique et d’Amérique latine et des membres des réseaux de la société civile mondiale de solidarité avec la cause sahraouie, du 43ème anniversaire de la proclamation de la République arabe sahraouie démocratique, le 26 février 1976.
Karima Bennour