Neghza

SAÏDA NEGHZA, PDTE DE LA CGEA, AU FIF-2021, À ALGER : « La femme algérienne doit être libérée des contraintes»

La présidente de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA), Saïda Neghza, a indiqué hier, que la promotion de la femme algérienne et son implication dans tous les domaines ne doit pas connaitre des obstacles et des difficultés. «Bien au contraire, c’est une réalisation des choix stratégiques du mouvement national et des valeurs de la Révolution nationale », plaide-t-elle.

En effet, lors de son allocution à l’ouverture des travaux du Forum international de la Femme au CIC Club des Pins Alger, Neghza a affirmé que cette rencontre vise à promouvoir la femme algérienne et sa place dans la société, ainsi que sa participation dans le développement économique et social du pays. Rappelant que les législatives ont concrétisé l’égalité entre l’homme et la femme, donnant une grande importance à la femme et sa représentation dans les différents domaines en la rendant l’un des éléments fondamentaux pour le développement social. « Il existe encore des défis à relever, pour parvenir à plus d’égalité entre l’homme et la femme dans notre société » dit-t-elle, en ajoutant que « l’intégration des femmes dans la société se heurte à une résistance sociale et culturelle qui empêche leur participation aux processus décisionnels dans la vie publique, politique et économique. Du coup la cheffe de la CGEA a appelé à déterminer la nature des contraintes, des causes et des forces contraires qui ont freiné l’avancée de la femme algérienne dans sa marche vers une plus grande implication dans le développement et l’émergence économiques du pays et vers plus d’égalité dans les rapports sociaux hommes-femmes. Appelant les présents à ce propos à formuler des propositions concrètes visant à lever les disparités entre le « discours et la réalité, entre les lois émancipatrices et les pesanteurs sociétales, et de situer les insuffisances de l’approche juridique dans le traitement des déséquilibres sociaux », et de « mettre en exergue les étapes franchies par la femme algérienne et les prouesses réalisées dans tous les secteurs d’activités, aussi bien en Algérie qu’à l’étranger ».
Notant qu’il est, en outre, attendu de la rencontre de « se prononcer sur la pertinence de la politique des quotas dans l’implication des femmes et ses limites, de préciser les secteurs chargés de la mise en œuvre des solutions préconisées étalées sur un calendrier défini, de proposer la mise en place, à un haut niveau, d’un cadre de suivi de la mise en œuvre des mesures et des actions proposées, de suggérer les amendements nécessaires aux lois du travail en vue de garantir un réel égal accès à l’emploi et aux postes de responsabilité pour les femmes et les hommes ».
Pour rappel, plus de 3 000 femmes chefs d’entreprise ou porteuses de projets ont participé au FIF et 100 startups, 500 microentreprises, plus de 500 entreprises du secteur privé et public, des représentants de la diaspora algérienne à l’étranger, ainsi que les autorités publiques et des représentations diplomatiques en Algérie, selon la CGEA. L’objectif de cette rencontre de deux jours, vise, notamment, à travers un échange autour de la problématique de l’implication de la femme et de son apport au développement économique et social, à « revisiter le chemin parcouru dans le processus d’émancipation de la femme algérienne, et de situer la place et le rôle joué par les femmes dans l’histoire contemporaine de l’Algérie », indiquent les organisateurs. Les débats, organisés en sept panels, étaient autour : « Femme et gouvernance : la femme dans la société algérienne et sa présence dans l’échiquier de décision politique et économique », « Femme et Éducation, formation et employabilité : la femme dans la création de pôles d’excellence et de passerelles entre l’université et le monde du travail », « Femme et Climat des affaires : de la réforme financière à la créativité dans l’offre pour encourager l’investissement féminin ». Il s’agit également des thématiques: « Femmes et Diversification de l’économie : la femme dans les encouragements vers le développement local et le développement durable », « Femme et Economie verte : la femme, acteur principal dans le succès de la transition vers l’économie verte », « Femmes et numérique : la femme, facteur important dans la promotion de l’attractivité des métiers du numérique auprès des femmes », et enfin « Femmes et Culture ».
Sarah Oubraham