Maroc corruption

Sahara occidental : «Le Maroc use de corruption et d’intimidation»

L’organisation des droits humains « France Libertés » a indiqué lors des travaux de la 44e session du Conseil des droits de l’homme (CDH) des Nations Unies à Genève que le Maroc usait de « corruption et d’intimidation » dans sa politique étrangère pour asseoir et maintenir son occupation illégale du Sahara occidental.

« Des pays usent de corruption et d’intimidation dans leur politique étrangère pour asseoir une situation illégale et incompatible avec le Droit international. Tel est le cas du Royaume du Maroc qui occupe illégalement le Sahara occidental, lequel figure sur la liste de l’ONU des territoires non autonomes », a souligné « France libertés » par la voix de Lucia Tramer, lors du débat du Point 3 à l’ordre du jour de la 44e session du Conseil des droits de l’homme (CDH) des Nations unies (Promotion et protection de tous les droits de l’Homme). L’organisation des droits humains a qualifié d’inacceptable l’exploitation illégale des ressources naturelles du Sahara occidental par l’Office chérifien des phosphates (OCP) qui a récemment ouvert une succursale à Genève (SAFTCO), propriété de la famille royale marocaine, estimant que cette exploitation « contribue à asseoir et à maintenir la présence illégale du Maroc, en tant que force d’occupation, dans plusieurs parties du Sahara occidental ». Dans sa déclaration reprise par l’agence de presse sahraouie SPS, « France Libertés » a appuyé les « recommandations formulées dans le rapport du groupe de travail de l’ONU en charge de la question des droits de l’homme pour lutter contre la corruption », appelant à « lutter contre la corruption à laquelle se livre un État occupant illégalement un autre territoire ». L’organisation a affirmé, à ce propos, que « la corruption est l’un des facteurs qui mine le travail et la légitimité des institutions et sape l’état de droit et les droits des groupes et des individus soumis à la marginalisation, à la discrimination et à d’autres actes illégaux ».