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RÉUNION DU CONSEIL DE SÉCURITÉ SUR LA LIBYE : Le dossier des élections générales sur la table

La Haute commission électorale libyenne (HNEC) a assuré, à la veille de la tenue, aujourd’hui , à New-York, de la réunion du Conseil de sécurité, sur la Libye, dans les prochaines heures, que les préparatifs pour l’organisation des élections générales, prévues le 24 décembre prochain «  vont bon train », notamment en ce qui a trait à l’inscription des électeurs, la logistique et la mobilisation des fonds.
Lancée il y a près de quatre mois, l’opération de la mise à jour du fichier électorale, toujours en cours, a connu une cadence soutenue selon la HNEC, qui a indiqué que sur les 5 millions de Libyennes et Libyens concernés par ce rendez-vous électoral, plus de 2,3 millions d’électeurs sont déjà inscrits, sur la plateforme numérique créée à cet effet, et de rappeler que « l’opération se poursuivra jusqu’au 31 juillet prochain ». Faisant savoir qu’elle a fini par encaisser deux chèques dont un de la part du gouvernement d’unité nationale d’un montant de 50 Millions de Dinars libyens) et un autre de la Mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul) d’une valeur de 400 000 dollars, la HNEC a fait savoir qu’ après avoir assuré des séances techniques au profit de ses cadres à travers ses permanences dans les différentes villes libyennes, elle a procédé dernièrement «  à la réservation et la numérotation des centres de vote dans les différentes villes du pays ». Pour le président de la HNEC, Imad Al-Sayah, les préparatifs des élections ont été entamés en prévision de la tenue des élections parlementaires et présidentielle en Libye, selon le calendrier fixé par les membres du Forum du dialogue politique libyen (FDPL). Alors que le travail de la HNEC semble aller sur la bonne voie, notamment en ne souffrant pas du problème de financement de ses opérations et tâches, selon les observateurs de la scène libyenne, indiquant que la mobilisation de fonds « ne constitue pas un problème  à la commission», d’autant plus que la communauté internationale assure et réaffirme sa « forte » disposition à accompagner les autorités libyennes, notamment concernant le volet lié aux finances de la HNEC. Le seul souci et problème non encore résolu à moins de cinq mois du rendez-vous électorale, l’incapacité, à ce jour, du FDPL à adopter une nouvelle base constitutionnelle, sur laquelle s’articulera l’opération électorale. Point qui ne manquera pas d’être parmi les points qu’abordera le Conseil de sécurité, lors de la réunion de ses membre ce 15 juillet, ainsi que celui lié au retrait des soldats et mercenaires étrangers, vue que ces derniers risquent d’être le trouble-fête et la donne qui mettra en branle ce qui a été accompli à ce jour, comme avertissent des observateurs de la scène libyenne. La réunion du Conseil de sécurité sur la Libye qui sera encore une nouvelle occasion pour mobiliser et réaffirmer « le soutien international au sujet de la résolution de la crise libyenne » par la tenue « des élections générales à la date prévue » comme l’a précisé la semaine passée, l’envoyé spécial de l’ONU en Libye, Jan Kubis. Selon le responsable onusien du dossier libyen, «  lors de la réunion du Conseil de sécurité sur la Libye, j’évoquerai la situation dans ce pays, y compris ce qui se passe dans le dossier des élections et de la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu » avait-il affirmé et d’ajouter que la réunion des membres du Conseil de sécurité « sera une autre occasion de mobiliser le soutien de la communauté internationale ». Il est à rappeler que la Conférence de Berlin II sur la Libye, organisée, juin dernier, dans la Capitale allemande a dans sa déclaration finale, souligné que « le retour de la stabilité et le succès du processus politique en cours en Libye épargneront, aux peuples et aux pays de la région, de nouvelles crises ». Si dans le cadre du FDPL des obstacles persistent pour aboutir à l’accord précité et si le dialogue sécuritaire 5+5 ayant abouti a un cessez-le-feu en octobre dernier et peine à ce jour de terminer avec l’unification de l’Institution militaire, sur fond de calculs politiques, et du jeu trouble auquel se livre le général à la retraite, Khalifa Haftar, pour demeurer sur l’échiquier politico-militaire, il est à s’interroger sur l’absence d’avancées concrètes sur l’urgence de l’impératif retrait des soldats et mercenaires étrangers estimés à 20 000 par l’ONU.
Karima Bennour