Rahal

RASSURANT SUR L’eFFICACITÉ DE LA VACCINATION CONTRE LA COVID-19 : Pr Rahal qualifie les anti-vaccins de « promoteurs de la mort »

Le nombre des contaminations à la Covid-19 dépassant la barre des 900 cas par jour, les spécialistes de la Santé multiplient les appels au respect des mesures barrières en premier lieu, et l’impératif de se faire vacciner en ignorant les voix qui « déconseillent » aux gens l’administration de l’anti-Covid 19. C’est ainsi qu’hier, lors de son intervention sur le plateau de la télévision « Chourouk news », le directeur général des services sanitaires au ministère de la Santé, le professeur Lyes Rahal a appelé les citoyens à ne pas écouter les partisans de la réticence du processus de vaccination contre la covid-19, les qualifiant de « promoteurs de la mort ». Le membre de Comité scientifique, a affirmé également que le ministère de la Santé s’efforce de faire connaître et sensibiliser pour un processus de vaccination contre la pandémie de coronavirus, mais il fait face à des campagnes dont les auteurs font la promotion de nombreux risques et effets secondaires pouvant survenir pour ceux qui ont reçu le vaccin, signalant que ces déclarations sont « sans fondement ». Rassurant dans cadre que la situation sanitaire actuelle caractérisée par la flambée des cas de contamination par le virus du corona et l’apparition des différents variants, notamment Delta qui est le plus dangereux, nécessite une vaccination massive de la population afin de casser la chaîne de transmission. Cependant et selon l’invité le but des autorités est de vacciner 20% de la population d’ici septembre, affirmant que jusqu’à présent aucune complication par rapport au vaccin n’a été enregistrée en Algérie ce qui encourage la vaccination, affirmant que tous les vaccins anti-covid sont efficaces contre le virus. « Les autorités compétentes n’avaient enregistré aucun effet secondaire grave chez les personnes ayant reçu le vaccin depuis le début de l’opération. Concernant le processus de vaccination, cela se passe pour le mieux et dans de bonnes conditions, avec une bonne participation des citoyens aux centres de vaccination » a-t-il affirmé à la même occasion. Quant au manque d’oxygène médical dans les hôpitaux, le Pr Rahal a souligné que les nouvelles contaminations nécessitent une grande quantité d’oxygène qui est disponible mais pas en grande quantité. Précisant au passage que le problème auquel nous sommes actuellement confrontés est l’utilisation massive d’oxygène, expliquant qu’une personne atteinte du coronavirus a besoin de 30 litres d’oxygène par minute.

Le vaccin réduit les complications, mais ne prévient pas l’infection
Contrairement à ce que les citoyens pensent, le professeur a tâché hier d’expliquer aux Algériens que le but de la vaccination n’est pas d’éviter la contamination mais de réduire les complications, « grâce au vaccin la personne peut être contaminée mais sans complications » comme ça nous enregistrons moins de mort par le corona. Il est à rappeler en outre que tout le personnel de la Santé, a appelé à l’urgence d’aller se faire vacciner, pour éviter le pire et l’effondrement du système de santé, avec les risques de saturation des capacités existantes, si le nombre dans les soins intensifs maintient sa hausse et que les admissions dépassent de très loin le nombre des sorties .

L’urgence du retour aux gestes barrières et l’application de la loi
En dépit de crise sanitaire qui s’aggrave de plus en plus notamment à l’approche de l’Aïd El Adha en cette période de vacances ou les citoyens abandonnent carrément les mesures de prévention contre la propagation du virus, les professionnels de la santé souhaitent un durcissement plus significatif du dispositif sanitaire de la part du gouvernement, en appliquant d’une manière ferme et rigoureuse la loi sur chaque contrevenant ainsi que la vaccination massive des citoyens pour retourner à la vie normale. C’est d’ailleurs l’avis du Dr Lyes Merabet, président du Syndicat national des praticiens de la santé publique, affirmant qu’ « il est impératif de changer de comportement et aller vers des mesures coercitives à l’encontre des citoyens, des entreprises et des institutions qui ne respectent pas le protocole sanitaire ».
Sarah Oubraham