ATTAR

REUNION AUJOURD’HUI DE L’OPEP ET SES ALLIÉS : La mission de l’Algérie ou le rôle double de Attar

Le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar, participera d’un double rôle, aujourd’hui, à la conférence du cartel pétrolier et ses alliés.

D’abord représenter l’Algérie en tant que membre de l’OPEP, et l’autre consistant à jouer sur le terrain de la diplomatie économique, dont l’Algérie en a plus que jamais besoin, comme instruit, hier-même, par le président Tebboune.
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et ses alliés hors-Opep se réuniront, aujourd’hui, par visioconférence sous la présidence de l’Algérie représentée par le ministre de l’Energie, Abdelmadjid Attar. Il s’agit de la 21e réunion du Comité ministériel mixte de suivi OPEP/OPEP+ (JMMC), avec à l’ordre du jour de ses travaux l’ « examen de la situation du marché pétrolier international et, ses perspectives d’évolution à court et moyen termes », apprend, hier, le département de l’Énergie dans un communiqué. Comme le précise la même source, les membres du cartel et ses alliés évalueront le niveau de respect des engagements pris par chacun des signataires de l’accord du 12 avril 2020 sur la réduction de la production.
À rappeler, à ce titre, que le niveau de la production a été ramené alors à 10 millions de barils/jour. À la faveur de cette décision d’ailleurs, les cours pétroliers ont connu plus ou moins un rebondissement, jusqu’à ce que la demande mondiale connaisse une baisse depuis ces dernières semaines. L’occasion, donc, pour les membres de l’OPEP et l’OPEP+ de juger de l’utilité ou pas de la reconduction, dans un avenir proche, de la réduction de la production de l’or noir. À souligner que le JMMC comprend sept pays membres de l’OPEP (Algérie, Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Irak, Koweït, Nigeria et Venezuela) et deux pays non membres de l’OPEP+ (Russie et Kazakhstan).
Au-delà maintenant d’un objectif qui va dans le sens des intérêts communs de chaque pays membre du cartel et ses alliés, l’Algérie, dont le niveau de production a été fixé à 200 000 barils/jour, aura un double rôle à jouer. D’abord, celui initial consistant à coordonner les efforts du groupe à l’effet de décider d’un commun accord pour arriver à stabiliser les cours pétroliers, et pourquoi pas, procéder à des ajustements si besoin est à l’effet de maintenir l’équilibre du marché. L’autre mission de Attar sera celle de faire valoir les atouts de l’Algérie sur le terrain de la diplomatie économique. Autrement dit, convaincre des choix judicieux que conviendra pour l’Algérie de défendre en cette conjoncture mondiale particulièrement chamboulée par la crise sanitaire, et pour ses propres intérêts et ceux de toute l’organisation.
Farid Guellil