L’Assemblée populaire nationale prépare à rouvrir ses portes au début du mois de septembre prochain, pour le lancement de la nouvelle session parlementaire, après l’avancement des principaux arbitrages liés à l’organisation interne, notamment la répartition des présidences des groupes d’amitié parlementaire et des postes de représentation au sein des instances et organisations parlementaires internationales.
La distribution de ces responsabilités repose sur le principe de la représentation proportionnelle entre les différents groupes parlementaires. Relevons que le Front de libération nationale (FLN) devrait disposer du plus grand nombre de présidences de groupes d’amitié parlementaire, avec 18 postes. Il est suivi du Rassemblement national démocratique (RND), avec 15, du Front El-Moustakbal, avec 12, et du Mouvement de la société pour la paix (MSP), avec 6. Cette répartition intervient dans un contexte où le pays cherche à renforcer son activité parlementaire internationale et à accroître la présence de ses représentants dans les différentes instances régionales et internationales. Les groupes d’amitié couvrent plusieurs pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et d’Amérique latine, ainsi que plusieurs pays arabes. Ils constituent un instrument de coopération et de dialogue parlementaire, mais également un cadre permettant de défendre les positions de l’Algérie sur les grandes questions internationales. Parallèlement, les groupes parlementaires sont appelés à finaliser la désignation de leurs représentants dans les organisations parlementaires régionales et internationales. À l’approche de plusieurs échéances internationales, notamment les prochaines réunions de l’Union interparlementaire et du Parlement panafricain, accélère le processus et rend nécessaire la mise en place rapide des délégations algériennes. Le choix des futurs représentants constitue un enjeu important pour la nouvelle législature. Au-delà de la présence institutionnelle, ces députés seront appelés à défendre les positions du pays et à participer aux débats consacrés aux principaux dossiers régionaux et internationaux. La maîtrise des langues étrangères, particulièrement de l’anglais, devrait figurer parmi les critères privilégiés, aux côtés de l’expérience politique, de la connaissance des mécanismes diplomatiques et des règles protocolaires. La maîtrise du français et de l’espagnol peut également constituer un atout dans les échanges avec les partenaires méditerranéens, européens, africains et latino-américains. Les représentants devront par ailleurs être capables de défendre les intérêts du pays dans les discussions multilatérales, de contribuer à l’élaboration de recommandations et de déclarations communes et de développer des relations avec leurs homologues étrangers. Cette responsabilité revêt une importance particulière compte tenu de la sensibilité des dossiers abordés dans les enceintes parlementaires internationales, notamment la sécurité et la stabilité au Sahel et en Afrique, les enjeux méditerranéens, la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée, les migrations, ainsi que les causes défendues par la diplomatie algérienne, en particulier la question palestinienne et la question du Sahara occidental.
Malgré l’avancement du processus de répartition des postes, l’identité de l’ensemble des députés appelés à occuper les responsabilités liées à la diplomatie parlementaire ne serait pas encore définitivement arrêtée. La compétition entre parlementaires s’explique notamment par l’importance de ces fonctions, qui impliquent des déplacements à l’étranger, la participation à des conférences et rencontres internationales et des missions parlementaires régulières.
Les responsables des différents groupes doivent ainsi concilier le respect de l’équilibre politique issu de la représentation proportionnelle avec la nécessité de privilégier des profils capables de renforcer l’efficacité de l’action extérieure du Parlement.
Vers une assemblée numérisée
La préparation de la rentrée parlementaire s’accompagne également d’un chantier consacré à la modernisation du fonctionnement de l’APN.
La transformation numérique figure parmi les priorités de l’institution, avec une attention particulière accordée aux infrastructures informatiques, notamment au centre de données chargé de la sécurisation, du traitement et du stockage des informations numériques. L’objectif est de moderniser les méthodes de gestion, d’interconnecter les différents systèmes et de faciliter l’accès à une information fiable pour les députés, les structures parlementaires et les services administratifs et techniques.
Cette transformation doit également contribuer à simplifier les procédures, améliorer la circulation de l’information et renforcer la transparence et l’efficacité de la prise de décision.
S. O.












































