Le 8 août dernier, le Premier ministère avait annoncé « en application des hautes instructions de Monsieur le président de la République », le report de la rentrée scolaire au 21 septembre prochain. Aucune autre raison n’avait été avancée. Hypothèses et spéculations allaient bon train. Au fil des jours et de l’actualité, des motifs sont finalement apparus. Petit retour en arrière. Les 25 et 26 juillet dernier s’est tenue une conférence nationale annuelle de préparation de la rentrée scolaire 2026-2027. À la cloture, notre ministre de l’Éducation, Mohamed Seghir Saâdaoui, avait précisé que la rentrée devait « mobiliser tous les moyens, afin d’assurer une rentrée scolaire réussie et stable… ». Ce qui semblait être une lapalissade, renvoyait en réalité à un état des lieux. S’en est suivie une réunion « Conformément aux orientations de Monsieur le président de la République concernant la bonne préparation de la prochaine rentrée sociale », en visioconférence de tous les walis du pays, présidée par notre Premier ministre, Sifi Ghrieb. Sans autres détails. C’est notre ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, qui, le premier, nous en donnera quelques-uns. Le 16 août dernier, réunissant ses cadres au ministère et selon le communiqué publié à l’issue de cette réunion, Adjal a « donné des instructions fermes pour accélérer et finaliser, au plus tard le 31 août, les opérations de raccordement des établissements scolaires, universitaires et de formation professionnelle aux réseaux d’électricité et de gaz, afin de garantir leur pleine disponibilité dès la reprise des activités ». Les explications commencent. Des infrastructures éducatives n’avaient ni électricité, ni gaz. Leur nombre ? Un jour après Adjal, lors d’une réunion avec les cadres de son secteur, Tarek Belaribi, notre ministre de l’Habitat, a annoncé la réalisation de « 385 structures éducatives dans les trois cycles d’enseignement, dont la majorité (270) sera réceptionnée en septembre ». Dans la même journée, Ghrieb préside une réunion sur les établissements scolaires et universitaires, axée sur « le niveau de préparation des dispositifs de transport et de cantines scolaires ». Ont été également examinés « l’accueil des nouveaux étudiants dans les meilleures conditions…et en s’assurant de la disponibilité des structures et des infrastructures universitaires… ». C’est connu, le président Tebboune veille personnellement au bien être des écoliers et étudiants. Il fait de l’investissement dans le capital humain sa priorité. On se rappelle avec quelle fierté il a fait part aux journalistes présents à sa dernière rencontre avec la presse nationale, des résultats du Bac avec 19,83. C’est la raison du report. D’ailleurs, nous avons gardé le meilleur pour la fin. Ce report n’est pas nouveau. L’an dernier la rentrée scolaire avait été reportée au…21 septembre. Une rigueur constante dans le programme du développement !
Zouhir Mebarki









































