La célébration de la Journée nationale du Moudjahid, qui coïncide avec le double anniversaire de l’Offensive du Nord-Constantinois du 20 août 1955 et du Congrès de la Soummam du 20 août 1956, est marquée cette année par plusieurs activités à travers le pays. Conférence internationale à Béjaïa, rencontres historiques au Musée central de l’Armée et lancement du premier Festival des jeunes à Alger : les différentes manifestations mettent à l’honneur la mémoire de la Révolution de libération, tout en accordant une place importante à sa transmission aux nouvelles générations.
Le ministre des Moudjahidine et des Ayants droit, Abdelmalek Tacherift, a affirmé à Béjaïa que le Congrès de la Soummam avait constitué un « tournant majeur » dans l’histoire de la glorieuse Révolution de libération, en permettant notamment « de procéder à une évaluation et à une structuration des cadres de la Révolution ». Intervenant à l’ouverture du Colloque international consacré au Congrès de la Soummam, intitulé « La culture de la résistance : entre histoire, mémoire et imaginaire », le ministre a souligné que cette étape historique avait « ouvert des horizons plus larges à l’essor et au triomphe de la Révolution ». Le Congrès a ainsi donné au processus de libération « un temps de réflexion et de restructuration », avant la mise en place d’une organisation ayant réuni les conditions qui ont permis de triompher du colonialisme et de recouvrer la souveraineté nationale, a-t-il ajouté.
« Une mémoire nationale à préserver »
Abdelmalek Tacherift a qualifié le double anniversaire de l’Offensive du Nord-Constantinois et du Congrès de la Soummam de « chapitre lumineux » de l’épopée nationale menée par les pionniers de Novembre sur la voie de la libération et de l’affranchissement de la patrie du joug colonial. Le colloque, organisé sous le haut patronage du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, intervient dans le cadre de la célébration de la Journée nationale du Moudjahid et du 70ème anniversaire de la tenue du Congrès de la Soummam. Pour le ministre, le choix du thème « La culture de la résistance : entre histoire, mémoire et imaginaire » revêt une importance qui dépasse la dimension commémorative. Il s’inscrit dans « une démarche d’analyse scientifique et d’ancrage académique de la culture du refus et du défi qui a façonné l’identité nationale ». La rencontre s’inscrit également dans le cadre de « l’attention constante et de l’intérêt particulier » accordés par le président de la République à la question de la mémoire nationale, une attention qui participe, selon Tacherift, de la volonté politique de préserver la mémoire et de protéger les symboles nationaux. Organisé sur trois jours, le colloque réunit plusieurs professeurs et chercheurs issus d’universités nationales et étrangères. Il est organisé en partenariat entre le Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA), le ministère des Moudjahidine et des Ayants droit, la Direction générale des Archives nationales et la Commission nationale Histoire et Mémoire, avec le concours des services de la wilaya de Béjaïa.
Le Musée central de l’Armée au rendez-vous de la mémoire
À Alger, le Musée central de l’Armée commémore, aujourd’hui, la Journée nationale du Moudjahid à travers plusieurs activités consacrées à la mémoire de la Révolution de libération. Une conférence historique et une exposition de photographies historiques sont prévues à cette occasion, selon le ministère de la Défense nationale. Un film documentaire sera également projeté à partir de 09h00. Ces activités visent à rendre hommage aux martyrs et aux moudjahidine de la glorieuse Révolution de libération, tout en contribuant à faire connaître et à préserver la mémoire de cette période historique.
« La jeunesse en fête » à Riadh El Feth
La célébration du 20 Août sera également accompagnée d’un important programme d’animation destiné à la jeunesse. Le premier « Festival des Jeunes », organisé sous le slogan « La jeunesse en fête », se tiendra du 20 août au 12 septembre à Riadh El Feth, à Alger. Selon un communiqué de la Direction de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs de la wilaya d’Alger, ce rendez-vous propose un programme riche et varié mêlant activités culturelles et sportives, ainsi que des sorties de détente et de divertissement. Le festival se distingue notamment par « son concept original », basé sur une programmation durant les trois derniers jours de chaque semaine, renouvelée tout au long de la manifestation. Chaque semaine sera ainsi consacrée à « une nouvelle thématique ou un type d’activité différent et spécifique ».
Un rendez-vous culturel aux couleurs de l’Algérie
Inscrit également dans le programme d’animation de la ville d’Alger durant la saison estivale 2026, le festival prévoit plusieurs expositions et ateliers consacrés aux différentes activités de jeunesse à travers les villes du pays. Le programme comprend notamment des spectacles folkloriques de danses, des prestations d’ensembles musicaux, des représentations théâtrales ainsi que différentes activités sportives et de divertissement.
Des sorties récréatives en pleine nature seront également organisées durant les week-ends au profit des jeunes et des familles. Durant la période du festival, les activités et animations organisées à Riadh El Feth mettront successivement à l’honneur Alger, Tizi-Ouzou, Tlemcen, Constantine, Oran, Ghardaïa, Bouira, Béchar, Djelfa, Tiaret, Biskra, Blida, Saïda, Oum El Bouaghi, Sidi Bel Abbès, Tipasa, Béjaïa, Guelma et El Oued, selon une répartition hebdomadaire.
À travers cette première édition, les organisateurs ambitionnent notamment de mettre en valeur le patrimoine culturel et artistique algérien et de promouvoir le tourisme culturel auprès des jeunes. Le festival s’appuiera à cet effet sur des programmes de sensibilisation culturels et sportifs ainsi que sur des ateliers d’apprentissage.
A. N.

