Le secteur du transport routier connaît une nouvelle étape de modernisation dans le pays, avec, d’une part, la préparation de la mise en service du chronotachygraphe pour les poids lourds et les véhicules de transport de voyageurs et, d’autre part, la poursuite du renouvellement du parc de bus.
Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a présidé, mardi à Alger, une réunion consacrée aux préparatifs techniques et réglementaires liés à l’activation du dispositif de mesure de la vitesse et du temps de conduite. Dans ce cadre le ministre a donné des instructions pour accélérer les démarches nécessaires à son déploiement. Soulignant que le chronotachygraphe doit permettre de contrôler la vitesse, les temps de conduite et les périodes de repos des conducteurs concernés. La nouvelle réglementation prévoit son équipement sur les véhicules de transport de marchandises dont le poids total autorisé dépasse 3,5 tonnes ainsi que sur les véhicules de transport de personnes de plus de neuf places, conducteur compris. L’objectif est notamment de lutter contre les excès de vitesse et la fatigue au volant, deux facteurs susceptibles d’accroître les risques d’accidents. Le nouveau Code de la route, publié en mai dernier, renforce, d’ailleurs, le cadre juridique consacré à la sécurité et au contrôle de la circulation routière.
Les chauffeurs de taxi saluent le dispositif
Cette orientation a reçu un accueil favorable du Syndicat national des transporteurs par taxis, qui considère le dispositif comme une mesure positive pour renforcer la sécurité des usagers et améliorer l’organisation du secteur. Dans un communiqué rendu public le syndicat a estimé que cette mesure constitue une étape positive dans le renforcement de la sécurité routière, notamment en matière de lutte contre les excès de vitesse et de prévention des accidents de la circulation. Selon l’organisation syndicale, ce dispositif devrait contribuer à mieux protéger les usagers de la route et à favoriser un transport plus sûr et plus responsable. Le syndicat a également réaffirmé son soutien aux mesures visant à mieux organiser le secteur du transport et à améliorer les standards de sécurité. Il a toutefois souligné que l’efficacité de ces réformes passe également par l’amélioration des conditions de travail des professionnels et des transporteurs.
TIRSAM poursuit le renouvellement des bus
Parallèlement au renforcement du contrôle des conducteurs, le renouvellement du parc de transport collectif se poursuit. La société algérienne TIRSAM a annoncé l’ouverture des commandes pour plusieurs modèles de bus, avec une livraison immédiate selon les disponibilités. Trois modèles sont proposés : le TS09, d’une capacité de 70 passagers, le TS11, pouvant accueillir 51 passagers, et le TS12, avec une capacité de 100 passagers. Ces véhicules sont destinés notamment à répondre aux besoins des transporteurs et des entreprises dans le cadre de la modernisation du parc. TIRSAM avait déjà contribué au renouvellement des flottes de transport public en 2026. À Alger, l’ETUSA a notamment réceptionné un premier lot de 100 bus de la marque, d’une capacité comprise entre 70 et 100 places. La société avait également indiqué que ses modèles étaient proposés dans le cadre du programme national de renouvellement du parc, avec des équipements modernes destinés à améliorer la sécurité et le confort des passagers. Ces différentes mesures traduisent ainsi une double priorité des pouvoirs publics : mieux encadrer les conditions de conduite et moderniser les véhicules de transport collectif. L’installation progressive du chronotachygraphe et le renouvellement des bus doivent, à terme, contribuer à améliorer la sécurité routière, les conditions de transport et la qualité du service offert aux usagers.
Sarah O.

