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«QUE CELUI QUI VEUT MESURER SA VRAIE VALEUR SE PORTE CANDIDAT » : Gaïd Salah met à défi les partisans de la transition

Dans un nouveau message, le chef d’état-major de l’ANP, vice-ministre de la Défense nationale, Ahmed Gaïd Salah, est revenu une autre fois sur les présidentielles du 12 décembre prochain, affirmant que le dernier mot revient au peuple qui saura comment construire son pays.
En effet, au 4e jour de sa visite à la 2e RM, à Oran, Gaïd Salah a affirmé : « Aujourd’hui, la parole est au peuple algérien qui saura comment construire l’État de droit où nul n’est souverain que la loi ». Précisant que « quiconque tenterait d’entraver ce processus nuira à sa propre personne », prévient le général de corps d’armée, en ajoutant que « les hommes intègres de l’Algérie n’accepteront plus désormais que les ennemis de la patrie interfèrent dans le destin de la nation ». Soulignant, dans ce propos, qu’« aucune tolérance n’est permise envers ce groupe qui s’est habitué à imposer sa volonté inique à la majorité ». Dans ce sujet, Gaïd Salah parle de la bande et tous ceux qui « orbitent autour d’elle et se soumettent à ses ordres », indiquant, à son propos qu’ils «sont des intrus et des étrangers au peuple algérien. Celui qui ne sert pas l’intérêt de la patrie dans son sens réel est un intrus, voire un ennemi de la patrie » dit-il.
En effet dans un communiqué du MDN qui reprend le discours du chef d’état-major de l’ANP, ce dernier indique que « ce groupe n’a pas le droit de réfléchir, car les parties occultes, qui se tiennent derrière lui, sont le cerveau qui réfléchit à leur place et leur ordonne d’exécuter ». Affirmant que l’ANP dispose de données qui confirment l’implication de ces « traitres », en indiquant « nous entreprendrons sans nul doute toutes les mesures nécessaires contre ce groupe en temps opportun et au nom de la loi ».
Par ailleurs, Gaïd Salah a fait savoir dans son discours que « le peuple algérien a énormément souffert durant l’ère coloniale, et ne revivra jamais, quelles que soient les circonstances, d’autres moments de souffrance ». Promettant, dans ce cadre, de concrétiser sur le terrain ces « attentes légitimes ».
Parlant de nouveau sur la bande et ses relais, qu’il ne lâche pas d’une semelle, le général de corps d’armée évoque et qualifie de ses propos « ceux qui prétendent être cultivés et connaître la loi, et qui parlent et agissent sans tergiversation». D’après Gaïd Salah, ces derniers « agissent en totale contradiction avec la loi et complètement loin de ce qui est juste, à travers des déclarations tendancieuses, omettant que l’unique critère pour juger des actes et des paroles est le peuple algérien ». Aussi, suggère enfin le chef de l’ANP, « que celui qui veut mesurer sa vraie valeur se porte candidat sinon tout le reste n’est qu’ineptie et sans aucune valeur».
Sarah Oubraham