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GRÈVE DE LA FAIM DE NAÂMA ASFARI : La Ligue de protection des prisonniers sahraouis tire la sonnette d’alarme

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La Ligue de protection des prisonniers sahraouis dans les prisons de l’occupant marocain a dénoncé avec vigueur ce qu’elle qualifie de politique de représailles et de mauvais traitements exercée par les autorités marocaines à l’encontre des prisonniers civils sahraouis. Dans un communiqué, l’organisation appelle les instances internationales à intervenir de toute urgence afin de faire pression sur le Maroc pour mettre un terme à ces pratiques. Selon la Ligue, l’administration pénitentiaire marocaine continue d’ignorer les revendications légitimes des détenus sahraouis, en violation des conventions internationales relatives aux droits humains. Elle estime que cette attitude traduit un mépris manifeste des engagements internationaux en matière de protection des prisonniers. Le communiqué met particulièrement en lumière la situation du prisonnier civil sahraoui Naâma Asfari, qui poursuit une grève de la faim illimitée depuis vingt-sept jours pour protester contre les conditions de sa détention et le traitement qui lui est réservé, ainsi qu’à ses codétenus. La Ligue considère que cette situation illustre une politique de sanction collective visant les prisonniers sahraouis. Citant la famille de Naâma Asfari, l’organisation affirme que son état de santé s’est fortement dégradé. Le détenu aurait perdu plus de huit kilogrammes et souffrirait d’une importante baisse de son taux de glycémie. La famille déplore par ailleurs le refus persistant de l’administration pénitentiaire de répondre aux demandes les plus élémentaires en matière de droits humains. La Ligue condamne ce qu’elle décrit comme une stratégie destinée à « briser la volonté des prisonniers » à travers la privation de nourriture et le manque délibéré de soins médicaux. Elle estime que ces pratiques constituent une violation grave du droit international et tient l’administration pénitentiaire marocaine pour pleinement responsable de la vie et de l’intégrité physique de Naâma Asfari. L’organisation exhorte les autorités marocaines à répondre sans délai aux revendications du prisonnier afin d’éviter une aggravation de son état de santé. Elle avertit que toute absence de réaction pourrait être assimilée à une forme de complicité dans ce qu’elle qualifie de « lente mise à mort ». La Ligue lance également un appel aux organisations de défense des droits humains, aux agences des Nations unies ainsi qu’au Comité international de la Croix-Rouge afin qu’ils interviennent rapidement pour garantir la protection des prisonniers civils sahraouis, assurer leur accès aux soins médicaux et mettre fin à ce qu’elle décrit comme une politique de punition collective. En conclusion, la Ligue de protection des prisonniers sahraouis dans les prisons marocaines estime que le silence de la communauté internationale face à ces violations constitue « une tache sur la conscience de l’humanité ». Elle réaffirme sa détermination à poursuivre ses actions sur les plans juridique et médiatique jusqu’à ce que les prisonniers sahraouis obtiennent le respect de leurs droits à la liberté, à la dignité et à la justice.
M. S.

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