Pour faire face aux défis climatiques : L’Algérien adopte une nouvelle stratégie nationale de biodiversité

La mise en œuvre de la nouvelle stratégie et plan d’action nationaux pour la biodiversité (SPANB) devrait contribuer à améliorer la résilience de l’Algérie face aux défis liés au changement climatique, a affirmé lundi, le ministre des Ressources en eau et de l’Environnement, Abdelkader Ouali. S’exprimant lors de la conférence nationale de présentation de la SPANB, Ouali a souligné que l’actualisation de cette stratégie, qui porte sur l’échéance 2016-2030, devrait constituer «un moteur de création d’emplois et de revenus pérennes et de contribuer à l’amélioration de la résilience de l’Algérie face aux changements climatiques». Le ministre, qui a rappelé l’évolution remarquable ayant caractérisé le contexte environnemental national et international, a indiqué qu’une révision de la stratégie nationale de biodiversité demeure une nécessité pour permettre à l’Algérie de faire face à cette évolution. La première stratégie algérienne de biodiversité, initiée en 2011, a permis d’établir un plan global de la biodiversité en Algérie et de faire progresser les connaissances en la matière pour constituer une base de données de référence, selon lui.
Cette stratégie a aussi permis de «renforcer l’arsenal législatif en matière de biodiversité ainsi que la mise en place de nouvelles institutions à l’instar du Centre national de développement des ressources biologiques», a-t-il ajouté. Toutefois, l’évolution du contexte environnemental national et international ainsi que les pressions exercées sur la biodiversité et les nouvelles orientations de développement économique et social des pays font de la révision de la stratégie actuelle «une nécessité», a expliqué le ministre.
Cette nouvelle SPANB «est le résultat d’un processus participatif et d’une concertation avec l’ensemble des secteurs concernés par la biodiversité», avec la participation de plus de 700 représentants de différents secteurs dans le cadre d’une collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a expliqué M. Ouali. Le ministre a, en outre, tenu à souligner que l’Algérie «est parmi les rares pays ayant procédé à la constitutionnalisation du droit à l’environnement» (article 68 de la Constitution révisée).

Une politique globale de riposte face aux défis climatiques
De son côté, le ministre de l’Agriculture, du développement rural et de la pêche, Abdesselam Chelghoum, a considéré qu’une politique de riposte globale s’impose comme une nécessité impérieuse sans laquelle la résilience de nos écosystèmes continuera à vaciller induisant une plus grande vulnérabilité de l’intégrité et de la pérennité de notre biodiversité.
Dans cette optique, il a affirmé l’engagement de son département ministériel à poursuivre ses efforts en matière de protection de l’environnement par l’amélioration de la résilience écologique, notamment dans le cadre du plan national de reboisement, du plan d’action national de lutte contre la désertification et des programmes relatifs à la protection des milieux naturels.