Algérie-Tunisie : Étroite concertation sur le bilatéral et le sécuritaire

La visite officielle du chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, a été courte et bien remplie.

Pour sa première sortie et c’est devenu une tradition tant la relation Alger-Tunis est stratégique. Chahed , qui a été reçu par le président Abdelaziz Bouteflika et par son homologue, s’est montré satisfait des résultats politiques de sa visite qui permet de sérier les tâches à accomplir . Ainsi et outre les actions prioritaires pour consolider et renforcer la coopération sécuritaire pour lutter contre le terrorisme, il a été décidé la tenue de la Haute commission mixte algéro-tunisienne. C’est le Premier ministre Abdelmalek Sellal qui a voulu donner de la solennité à cette annonce de la tenue de la Haute commission algéro-tunisienne qui se réunira à Tunis fin février 2017. «Le bilan des activités de coopération entre les deux pays sera sanctionné, fin février 2017, par la réunion de la Haute commission mixte algéro-tunisienne à Tunis», a-t-il déclaré.
L’Algérie et la Tunisie «s’emploieront à renforcer davantage leurs relations dans le domaine économique et à hisser leurs relations commerciales à une coopération économique entre les hommes d’affaires dans le cadre de projets au service des deux pays» a ajouté Sellal en se félicitant des résultats accomplis dans le domaine sécuritaire. Cette réunion «mettra en exergue la traduction sur le terrain des instructions du président Bouteflika au mieux des intérêts des deux pays», a-t-il souligné . Sellal a indiqué que la visite de Chahed en Algérie, la première qu’il effectue à l’étranger, traduit la «solidité» des relations bilatérales, soulignant que les deux parties «s’emploieront à renforcer davantage leurs relations dans le domaine économique et à hisser leurs relations commerciales à une coopération économique entre les hommes d’affaires dans le cadre de projets au service des deux pays». Sellal s’est en outre félicité de la coopération sécuritaire entre l’Algérie et la Tunisie, soulignant que les deux parties poursuivront la «forte» coopération qui les lie dans ce domaine. Sellal a, par ailleurs, précisé que près de 1,5 million d’Algériens auront visité la Tunisie d’ici la fin 2016, un chiffre qui fait de l’Algérie le premier pays au monde en termes de nombre de touristes se rendant en Tunisie, a-t-il dit. Cela «traduit la solidarité algérienne avec la Tunisie», a-t-il estimé. Le représentant de l’Office national de tourisme tunisien, Bassam Ouartani est, lui, encore plus optimiste: d’ici la fin de l’année le nombre d’Algériens qui visiteront la Tunisie atteindra 1,6 million. Youssef Chahed a confirmé l’annulation de la taxe de sortie du territoire tunisien imposée aux Algériens « qui a causé un certain malaise chez nos frères algériens » et en a informé les responsables algériens. Les entretiens du Premier ministre tunisien lors de cette visite qui entre dans le cadre des rencontres périodiques de concertation entre les responsables des deux pays, a permis de procéder à l’examen des relations bilatérales dans les différents domaines et volets de coopération. Tout comme ils ont permis d’aborder un certain nombre de questions d’intérêt commun liées à l’évolution de la situation sous-régionale et ayant notamment trait à la coordination politique et sécuritaire ainsi qu’au développement transfrontalier. Youssef Chahed a affirmé lors de sa brève visite que son pays œuvrait à la préservation du caractère «exceptionnel» des relations algéro-tunisiennes. Il a souligné que la Tunisie «œuvre à leur relance et à la préservation de leur niveau exceptionnel». Chahed a expliqué que «son choix d’effectuer sa première visite à l’étranger en tant que chef du gouvernement en Algérie vise à souligner l’importance de ces relations». Il a exprimé, à cet effet, le souhait que cette visite soit «une opportunité» en vue de relancer davantage ces relations notamment «dans le domaine sécuritaire, de la lutte antiterroriste et de la coopération économique et commerciale», ajoutant qu’il s’agit en fait de «concrétiser la volonté des deux peuples frères, algérien et tunisien, qui ont en partage une histoire commune, des luttes communes et un avenir commun»
Un avenir commun qui pousse les deux pays à une coopération sécuritaire étroite doublée d’échanges politiques notamment pour ce qui est de la situation qui prévaut à leurs frontières, en particulier en Libye et dans la région sahélo-sahélienne.
M. Bendib