ANIE

POINT SUR LES ÉLECTIONS LOCALES : Les partis et indépendants commencent à déposer les dossiers de candidature

À moins des deux mois qui nous séparent des prochains électiones locales prévues le 27 novembre, la préparation des partis politiques et des indépendants à ce rendez-vous se fait à grands pas. Certains des prétendants en course commenceront l’opération de dépôt des dossiers de candidatures aux niveaux des APC/ APW à travers plusieurs régions du pays après avoir terminé la collecte des signatures.

En effet, la majorité des partis déposeront aujourd’hui leurs dossiers au niveau des APC et APW après avoir terminé l’opération de collecte de signature, et entamer les dernières formalités pour certifier les listes électorales qui entreront dans la course des élections locales, avant qu’il soit déposé (le dossier de candidature) au niveau des délégués de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE). Du coup, la majorité des partis politiques compte sur l’étude des dossiers au niveau des conseils consultatifs des APC et APW et les associations générales pour choisir la liste finale qui comportera les candidats finaux. Ce, malgré que plusieurs formations politiques ont éprouvé de grandes difficultés à récolter des signatures au niveau national, atteignant
800 000 signatures pour pouvoir accéder dans 58 assemblées de wilayas et 1 541 communales réparties sur tout le territoire national. Lors de cette épreuve, les partis politiques ont pointé du doigt les conditions difficiles à satisfaire instaurées par les autorités, notamment le dispositif bureaucratique en vue de la situation sociale et politique du pays. Rappelant que dans une correspondance collective, une quinzaine des partis ont réclamé auprès du président de l’ANIE, Mohamed Charfi, le prolongement de 10 jours supplémentaires de la période de l’opération de collecte des signatures, « en raison du manque de bulletins de souscription auprès des délégations communales et des coordinations de wilayas», affirme-t-on. Dénonçant les conditions afférentes à cette opération, qu’ils jugent «handicapantes», ainsi que certaines dispositions légales, notamment pour ce qui est du seuil des signatures imposé par la loi. À ce titre, ils proposent que «les partis politiques qui ont déjà collecté des signatures lors des dernières législatives, ou qui sont représentés au sein du Parlement soient exemptés de cette opération… ou encore de plafonner le nombre de signatures au niveau national à 25000 au niveau de 25 wilayas et un minimum de 300 signatures pour chacune d’entre elles. En outre, et pour rappel, le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Mohamed Charfi, a indiqué que six (6) partis avaient retiré des dossiers de candidature pour les élections locales du 27 novembre prochain. précisant que le parti du Front de libération nationale (FLN) avait retiré des dossiers de candidature au niveau de 1 538 communes, le Rassemblement national démocratique (RND) au niveau de 1 493 communes, le Front El-Moustakbal dans 1 432 communes, le mouvement El-Bina dans 1 406 communes, le Mouvement de la société pour la paix (MSP) dans 1.359 communes et Sawt Echâab dans
1 062 communes. Concernant les élections des assemblées de wilaya, le responsable a fait savoir que le parti Front de libération nationale (FLN) avait retiré les formulaires de candidature au niveau de 57 wilayas, le Mouvement de la société pour la paix (MSP) et le Rassemblement national démocratique (RND) dans 56 wilayas, le Front El-Moustakbal dans 55 wilayas, le Mouvement El Bina dans 53 wilayas et « Sawt Echaâb » (la voix du peuple) dans 46 wilayas. Il importe également de signaler, que cette échéance connaîtra la participation de partis d’opposition à l’instar du Front des forces socialistes (FFS). Les prochaines élections locales devraient être, pour le parti,  « une opportunité pour prendre le pouvoir local, dans les APC et les APW », souligne le FFS comme pour justifier sa participation. De son côté, le Parti des travailleurs (PT) après avoir boycotté les trois scrutins organisés ces deux dernières années (présidentielle du 12 décembre 2019, référendum sur la révision constitutionnelle du 1er novembre 2020 et les élections législatives du 12 juin dernier) a pris une décision ambigüe sur les locales prochaines. Autrement, il laisse la liberté à ses militants de s’engager ou pas dans l’échéance.
Sarah Oubraham