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ORGANISÉE PAR L’UA EN COORDINATION AVEC LES PAYS VOISINS À LA LIBYE : Conférence sur la réconciliation nationale libyenne en vue

Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA) a entériné les conclusions et les recommandations de la réunion d’Alger, des pays voisins à la Libye, fin août dernier, dans le cadre des efforts de l’Algérie visant le retour de la stabilité et la vie politico-institutionnelle en Libye.
Au terme de la réunion du CPS de l’UA, tenue au niveau ministériel, à Addis Abeba, le Conseil de paix et de sécurité a indiqué qu’il a « entériné les conclusions de la réunion ministérielle des pays voisins de la Libye, tenue à Alger » exprimant dans un communiqué, «  son appréciation pour les efforts continus de l’Algérie » en vue, poursuit le CPS, « du rétablissement de la paix et de la stabilité et de la réalisation de la réconciliation nationale en Libye ». La réunion du CPS de l’institution continentale qui s’est penchée sur « l’Impact prévu du retrait des forces étrangères et des mercenaires de Libye du Sahel et le reste de l’Afrique », n’a pas manqué d’appeler au «soutien de la communauté internationale à la Conférence de réconciliation nationale libyenne qui sera organisée par l’UA en pleine coordination avec les pays voisins ». Le retour dans la durée de la stabilité et la paix chez notre voisin de l’Est, devrait se traduire, selon l’institution africaine, les pays voisins de la Libye ainsi que l’institution onusienne, par le retrait des mercenaires et des soldats étrangers ainsi que l’entame de la réconciliation nationale libyenne, en vue de balayer les conséquences, de plus de dix ans, de conflit et des bruits des armes dans ce pays, rendus possible par l’intervention de l’Otan en Libye et les ingérences étrangères dans ce pays. Le Conseil de paix et de sécurité de l’UA a souligné, dans le communiqué sanctionnant sa réunion précitée, tenue jeudi dernier, « la nécessité de la participation de tous les pays voisins de la Libye à toutes les réunions sur la situation en Libye », en vue, est-il précisé, «de renforcer la coopération et la coordination des efforts visant à soutenir le processus de paix dans le pays ». Lequel processus demeurant fragile, sur fond des divergences persistantes entre acteurs étrangers, sur et en direction de la scène libyenne, impactant par leurs interférences et ingérences en Libye, le cours des évènements dans une direction autre que celle qu’aspire le peuple libyen à emprunter pour renouer avec la paix, la sécurité et la stabilité de son pays. Se félicitant «des progrès politiques positifs réalisés en Libye vers l’unification des institutions de sécurité du pays » depuis la signature de l’Accord de cessez-le-feu, octobre 2020, le CPS a souligné toutefois que la situation en Libye et à ses frontières « reste volatile » et exacerbée » en raison, précise le CPS, «  de la présence des activités des forces étrangères et mercenaires ». Pour le CPS, il est impératif d’aller « sur un retrait inconditionnel » de l’ensemble des mercenaires, sans manquer d’affirmer « le rejet ferme de toute ingérence dans les affaires intérieures de la Libye » lit-on. Demandant « l’arrêt immédiat de l’ingérence extérieure », le CPS
«  réaffirme que le Conseil n’hésitera pas à nommer et à dénoncer ceux qui continuent à alimenter le conflit en Libye, y compris en fournissant des armes et des équipements militaires », en violation poursuit pertinemment le CPS, «  de l’embargo sur les armes, décrété par les Nations unies, en fournissant des armes et des équipements militaires ». À cet égard, le CPS de l’UA appelle « à un retrait immédiat et complet de toutes les forces étrangères/combattants étrangers et mercenaires de Libye en vue de créer un espace pour les processus nationaux de consolidation de la paix et de résolution du conflit », poursuit la même source. Le CPS a appelé, à cette occasion, les parties libyennes à « déployer tous les efforts pour que des élections parlementaires et présidentielles libres, justes et inclusives se tiennent le 24 décembre 2021 », comme prévu dans la Feuille de route du Forum de Dialogue politique libyen (LPDF). Appelant dans ce sens les États membres et les partenaires à « fournir le soutien nécessaire à la Haute Commission électorale nationale de Libye», il a demandé à la Commission de « travailler étroitement avec les autorités libyennes et de fournir le soutien nécessaire à la tenue des élections ». Exprimant «sa grave préoccupation face aux conflits violents qui continuent d’exacerber la situation sécuritaire au Sahel, dans la Corne de l’Afrique, dans la région du Bassin du Lac Tchad, et en Afrique centrale, ainsi que l’impact potentiel sur d’autres parties du continent, perpétrés par des forces étrangères et des mercenaires » lit-on. Le CPS « condamne fermement le recours à la violence et toute forme de mercenariat dans le but de déstabiliser les pays du continent », souligne le communiqué. Le CPS « exige la cessation immédiate des hostilités et le retrait inconditionnel et rapide » de tous les mercenaires et combattants étrangers sur le continent » et ce, conformément , poursuit-il, « à la Convention de l’OUA de 1977 sur l’élimination du mercenariat en Afrique ». Dans ce contexte, le CPS de l’UA a félicité la Commission de l’UA pour la rédaction d’un document de politique, portant « sur l’Impact du retrait des forces étrangères et des mercenaires en Libye par le Centre africain d’Études et de Recherche sur le Terrorisme (CAERT) » et l’encourage « à finaliser le document et à le partager avec tous les États membres pour information » selon le communiqué.
Karima Bennour