Tirp4

PLAN DE RELANCE ÉCONOMIQUE : Ce que prévoit le rapport du CNESE

Le président du Conseil national économique, social et environnemental (CNESE), Réda Tir, a transmis au président de la République, Abdelmadjid Tebboune, un rapport portant sur le suivi de la mise en œuvre des recommandations issues de la conférence nationale sur la relance économique, tenue en août 2020, a indiqué un communiqué de cette institution.
Le Cnese, explique le document, avait organisé récemment des rencontres-débats regroupant les représentants des départements ministériels et institutions nationales, consacrées au suivi de la mise en œuvre desdites recommandations et ses déclinaisons opérationnelles inhérentes aux mesures d’urgence et de court terme à fin 2021.
À rappeler que Tebboune avait présidé le 18 août 2020 l’ouverture de la conférence nationale sur le plan national de relance économique. Elle avait réuni le gouvernement et ses partenaires afin de mettre en place un mode opératoire susceptible d’asseoir un nouveau modèle de croissance et de développement, basé sur la diversification et la durabilité, rappelle le Cnese. Cet évènement a été organisé autour de onze ateliers consacrés à l’ensemble des secteurs économiques. Une série de recommandations a été retenue pour chacun de ces domaines.

Des recommandations en attendant la relance
Pour l’agriculture il a été recommandé de faire émerger des exploitations agricoles performantes techniquement, économiquement, socialement et écologiquement. Améliorer l’environnement économique et institutionnel de ces exploitations et favoriser leur intégration dans des chaînes de valeur dynamiques et durables. Améliorer la gouvernance des ressources naturelles (eau, sol) et augmenter leur productivité. Engager les territoires ruraux dans des dynamiques de développement durables et inclusives. Pour le secteur industriel il a été retenu l’amélioration du climat des affaires. La densification du tissu de la PME/PMI. Le développement des filières industrielles identifiées comme prioritaires. Le développement de l’infrastructure nationale qualité. La redynamisation du secteur public marchand et le renforcement de l’infrastructure logistique. L’adaptation du dispositif règlementaire et juridique avec les nouveaux défis. La promotion de la recherche et développement au niveau des entreprises par l’implication des universités.
Les ressources énergétiques et les mines se sont vus assignés des objectifs tels que la transition énergétique basée sur le développement des énergies renouvelables. La digitalisation des systèmes énergétiques nationaux. L’émergence d’un tissu industriel autour de la chaîne de valeur du secteur de l’énergie avec un taux d’intégration appréciable. Relancer le secteur minier national par la refonte de son cadre juridique. Etablir la liste des minéraux stratégiques. Développer l’infrastructure géologique et géophysique, ainsi que la chaine de valeur minière impliquant les universitaires, les opérateurs et les experts. Élaborer un plan minéral à l’horizon 2035. Initier des programmes de formation adaptés. Pour ce qui est des Start-ups, il a été convenu de faciliter l’accès à l’information concernant l’écosystème, notamment via une plateforme numérique. Créer des incubateurs et des conseils économiques de wilayas. Vulgariser les besoins de l’économie nationale et orienter vers eux les porteurs de projets. Faciliter le processus de certification et d’homologation aux profits des entreprises innovantes. Inculquer la notion d’entreprenariat innovant tout au long des cycles d’enseignement. Le commerce extérieur a eu les missions d’activation du rôle de la diplomatie commerciale (conseils d’affaires entre les pays). La création des zones franches pour développer les échanges commerciaux. La création d’entreprises spécialisées et d’un comptoir à l’exportation. La détermination des règles d’origine. La protection du produit national contre la concurrence déloyale. Lutte contre la surfacturation.
Quant à l’industrie pharmaceutique, en vue de diminuer la facture de l’importation, il a été décidé de faciliter l’enregistrement des médicaments produits localement. Réactiver le comité économique de fixation des prix. Accélérer la délivrance des autorisations d’acquisitions des produits chimiques utilisables dans la production des médicaments.
Enfin le BTPH, s’est vu attribuer les tâches de revoir et enrichir le cadre légal et réglementaire, qui date depuis 1964. Prolonger la validité des certificats de qualification professionnelle et de classification des établissements touchés par la pandémie du Corona. Donner la priorité aux capacités nationales, puis recourir à l’expertise nationale présente à l’étranger. Accélérer le processus de digitalisation du secteur
Il y lieu de signaler que le Cnese avait déjà procédé à une première évaluation de la mise en œuvre de ces recommandations, à la fin de l’année 2020, « qui a été sanctionnée par un rapport transmis au président de la République en février 2021 ».
Lyes Ayoub