Pêche : des crédits sans intérêts à partir de 2015

Le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, Sid-Ahmed Ferroukhi, a indiqué, hier à Alger, que la modernisation du secteur de la pêche et de l’aquaculture figure parmi les priorités du gouvernement dans le plan quinquennal 2015-2019. Invité au forum du quotidien “El-Moudjahid”, le ministre a annoncé qu’en plus des sessions de formation et recyclage des crédits bancaires, à partir de 100 millions centimes, seront accordés, sans intérêts, aux pêcheurs désirant entretenir et renouveler leurs anciens bateaux. Les intérêts des crédits en question seront pris en charge par le ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques, a-t-il précisé. La réhabilitation et fabrication des bateaux de pêche, dont le nombre avoisine, aujourd’hui, 4 500 unités, au niveau national, et l’encouragement de la formation des pêcheurs sur les nouvelles techniques de pêche, figurent dans le programme de la nouvelle stratégie adoptée par le gouvernement pour le prochain quinquennat. Cette décision s’inscrit dans le cadre de l’engagement du gouvernement à booster ce secteur et encourager le produit local, selon le ministre qui dit que l’enveloppe financière consacrée au programme existe déjà, sans pour autant annoncer le montant exact. «Les vraies occupations actuelles ne se posent plus autour du montant financier, mais plutôt la manière de traduire sur le terrain et réussir le programme en question, pour rentabiliser le secteur et développer l’aquaculture», a-t-il indiqué sur ce point. En plus des aides au profit des pêcheurs, le ministre a fait part du lancement, pendant le même quinquennat, de près de 5 000 projets entre ateliers de maintenance et fabrication des matériels et bateaux de pêche. Cela, en sus des projets d’aquaculture qui seront élargis même aux wilayas du Sud. Le programme vise à généraliser, en plus des 70 000 existants, 30 000 nouveaux postes d’emploi directs et indirects, notamment dans le nouveau créneau de l’aquaculture et les services. En vue de combler l’instabilité de la disponibilité de la sardine, Sid-Ahmed Ferroukhi mise sur l’aquaculture, comme créneau de l’avenir, projetant de produire, dans les cinq prochaines années, de 70 000 à 80 000 tonnes par an. Par ailleurs, le ministre estime que la réussite du programme en question nécessite des actions de partenariat, afin de profiter des compétences étrangères, notamment en ce qui concerne la construction navale et l’aquaculture, comme nouveau créneaux. Cela, en plus de la mise à profit des compétences et les ressources humaines que regorge notre pays. La modernisation du secteur de la pêche nécessite, aussi, des efforts supplémentaires et la mise en place d’un environnement économique adéquat à la commercialisation des produits. À cet effet, le ministre s’est dit ne pas négliger ce volet, en projetant d’améliorer les conditions de stockage et sortir, ainsi, des méthodes de commercialisation archaïques des poissons. L’amélioration des conditions de commercialisation des poissons se fera en sorte que ce produit, fragile, soit distribué facilement à travers tous les coins du pays. Interrogé sur la possibilité de voir, ces jours-ci, les prix de la sardine revenir à la barre normale, Ferroukhi, avec un esprit d’économiste, juge qu’il est plus judicieux de penser à la stratégie de développement durable du secteur, plutôt que la baisse conjoncturelle des prix.
Salim Nasri

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