PH. RAMZI YETTOU

MORT DU JEUNE MANIFESTANT RAMZI YETTOU : Un collectif d’avocats s’est constitué

En réponse à la famille qui veut connaître la vérité sur les circonstances ayant conduit au décès du jeune Ramzi Yettou, après une semaine passée dans le coma à l’hôpital Mustapha Pacha, où il a été évacué de Tafourah, (Alger) en urgence, lors du 8ème vendredi des manifestations pacifiques du mouvement populaire, un collectif des blouses noires s’est constitué, pour la défense des droits de la victime et de sa famille.
Le collectif des blouses noires qui se sont constitués dans cette affaire gratuitement, se sont adressés à la famille de la victime Ramzi et lui ont affirmé « leur disponibilité et leur détermination à se constituer gratuitement pour que justice soit rendue» nous a affirmé notre source. Il est à rappeler que depuis le début du mouvement populaire pacifique à travers le pays, pour le changement du système politique en place, les avocats, dans leur implication et leur soutien à ce mouvement, se sont engagés à se constituer spontanément pour défendre les manifestants et les militants, en cas d’interpellations par les forces de sécurité durant les marches du mouvement citoyen pacifique ou dans des situations, telle le cas du défunt Ramzi Yettou, venu de Bougara, Blida, pour prendre part, à Alger, au 8ème vendredi de la mobilisation populaire. Il y a lieu de noter qu’une enquête a été ouverte par les services de la DGSN, sur le décès du jeune Ramzi. En attendant les résultats de cette enquête, beaucoup de choses sont en train d’être dites et racontées, notamment, à travers les réseaux sociaux, mais par les membres de la famille de la victime et ses amis. Ces derniers accusent même la police qui, selon eux, le jeune Ramzi, lors du 8ème vendredi de manifestation populaire citoyenne, arrivé, à Alger, pour prendre part au 8ème vendredi, le 12 avril dernier, « il avait été, ce jour-là, blessé au niveau de la Place de Tafourah, à Alger. Il avait reçu un coup de matraque sur la tête par des policiers.» selon la famille de la victime. Après l’annonce, hier, de la mort du jeune manifestant, un torrent d’émotion avait envahi l’opinion publique et l’indignation des citoyens sur les réseaux sociaux et aussi dans son quartier, à Bougara, Blida. Enfin, il y a lieu de rappeler que lors des marches pacifiques du 8ème vendredi, le 12 avril dernier, des scènes de paniques et de violences ont eu lieu au niveau du Tunnel des facultés d’Alger, suite à l’usage de bombes lacrymogènes, à la Place Maurice Audin. Un état de fait qui a engendré de nombreux blessés.
Mohamed Amrouni