petrole5

L’OPEP ET SES PARTENAIRES SE PENCHERONT AUJOURD’HUI SUR LA SITUATION « GRAVE » DU MARCHÉ PÉTROLIER : L’Algérie appelle à une action « concrète et rapide »

Le ministre de l’Énergie, Mohamed Arkab, présidera la 178e Conférence ministérielle de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), qui se tiendra aujourd’hui à Vienne (Autriche), a indiqué un communiqué de ce ministère.

Arkab co-présidera également la 8e réunion OPEP-Non OPEP, prévue demain, a précisé la même source. Au titre de ces réunions, les membres du cartel et leurs partenaires devront débattre de la réduction de la production du pétrole pour pallier à la dégringolade des cours de l’or noir, en raison de l’épidémie du coronavirus. Et l’Algérie, dont l’économie repose, à 98% sur la rente pétrolière, fera tout pour peser de son poids à l’effet de basculer la donne en faveur du rebondissement des prix du pétrole.
Ces deux réunions seront précédées par la 18e Réunion ministérielle du Comité conjoint de suivi de l’accord de coopération OPEP-non OPEP, prévue hier. La réunion se penchera sur l’examen du marché pétrolier international et les mesures à prendre pour enrayer la baisse des prix provoquée par le Coronavirus.
Hier, dans un entretien qu’il a accordé à l’APS, le ministre de l’Énergie a qualifié la détérioration des marchés pétroliers en raison de la propagation du coronavirus, « d’inquiétante» et même de « grave ». « Au regard de la situation du marché pétrolier qui est extrêmement grave, l’Algérie appelle à une action concrète, crédible, solidaire et rapide », a déclaré le ministre dans un entretien accordé à l’agence presse officielle.
À ce propos, Arkab a appelé l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (OPEP+) à entreprendre une action rapide pour faire face à la détérioration « inquiétante » des marchés pétroliers, afin de ne pas anéantir l’ensemble des efforts consentis depuis 2016 par les pays signataires de la déclaration du coopération. Également, le ministre a indiqué que la propagation de l’épidémie du coronavirus, « a impacté sévèrement les prix au cours des deux derniers mois, en passant aux alentours de 50 dollars le baril contre plus de 65 dollars en début d’année, soit une baisse de plus de 15 dollars par baril ». Il a souligné, dans ce sens, que « la croissance économique en sera affectée au regard de l’importance de la Chine pour les chaînes d’approvisionnement mondiales », a-t-il argumenté.
Yousra Hamedi

BOOSTÉ PAR LA RÉACTION EN VUE DE L’OPEP
Le prix du pétrole rebondit

Les prix du pétrole ont maintenu, hier, leurs gains, dans la lignée du rebond amorcé la veille, rassurés par les perspectives d’une réaction de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et des banques centrales face à l’impact du coronavirus sur l’économie mondiale. Hier, matin peu avant midi, heure locale, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait 53,28 dollars à Londres, en augmentation de 2,66% par rapport à la clôture de lundi. À New York, le baril américain de WTI pour avril bondissait de 3,10%, à 48,20 dollars. La veille, les deux indices de référence européenne et américaine ont gagné autour de 4,5%, se reprenant après six séances consécutives de baisse sur fond de craintes concernant la propagation du coronavirus et son impact sur la demande mondiale en or noir. Pour les analystes, les prix du pétrole retrouvent des couleurs grâce aux « bonnes nouvelles » que devraient apporter la réunion des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ainsi que l’ »action coordonnée (espérée) des banques centrales au secours de l’économie ». Les membres de l’Opep et leurs partenaires via l’accord « Opep+ » se retrouvent jeudi et vendredi à Vienne pour décider des mesures appropriées afin d’enrayer la chute des cours du brut enregistrée depuis le début de l’année. Par ailleurs, les banquiers centraux et ministres des Finances du G7 vont s’entretenir mardi au téléphone pour coordonner leur action face à l’impact du nouveau coronavirus, une initiative qui rassure les marchés.
R. E.