Tebboune

L’INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE, L’ÉNERGIE, LES MINES ET LA DIPLOMATIE ÉCONOMIQUE : Nouveau souffle pour l’économie nationale

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a procédé, mardi soir, à un remaniement ministériel qui a touché essentiellement les portefeuilles en charge des missions économiques. Il s’agit de l’Industrie pharmaceutique, l’Énergie, les Mines, l’Agriculture, les Finances, la Transition énergétique des Énergies renouvelables. Dans ce changement apporté au staff dirigé par Abdelaziz Djerad, il y a à relever un objectif qui vise la redynamisation de l’économie nationale, une économie qui subit les contrecoups de la crise sanitaire due au coronavirus. À noter que la nomination récente de Abdelaziz Khelef, comme conseiller à l’économie et aux finances, auprès du Président concourait à ce changement qui augure la relance de la machine économique. Au-delà des noms débarqués de l’Exécutif, des nouvelles têtes arrivées ou encore le retour d’Abdelmadjid Attar désigné à la tête du département de l’Énergie, ce remaniement cible les secteurs créateurs de la richesse et de-là s’affranchir de la « malédiction » du pétrole. Preuve en est à cet objectif capital dans son programme, le chef de l’État, lors de sa dernière rencontre avec la presse nationale, a insisté sur la nécessité impérieuse d’aller vers l’exploitation des richesses minières dont regorge le sol algérien. C’est dire un secteur clé qui représente un des leviers de la croissance de l’économie. Pour ce faire, il a même instruit de procéder à un recensement du potentiel minier national et de lancer en conséquence les procédures d’exploration et puis d’exploitation des gisements. C’est ainsi que le département des Mines, nommé à sa tête Mohamed Arkab, est séparé de celui de l’Énergie dont les commandes reviennent donc à Attar. Ce dernier, faut-il le souligner, aura également à travailler en étroite collaboration avec Chams Eddine Chitour, lui qui est réaffecté à la faveur de ce remaniement au tout nouveau département créé en la circonstance  : la Transition énergétique et les Énergies renouvelables. L’un des secteurs florissants en Algérie ces dernières années, il y a également et surtout l’Industrie pharmaceutique qui jouit désormais d’un statut départemental à part entière. Sa direction n’a d’ailleurs pas changé et Lotfi Djamel Benbahmed est reconduit à sa tête. Ainsi, il est attendu de ce nouveau département la fin des dysfonctionnements pour la mise en place d’une industrie propre aux produits pharmaceutiques. En effet, l’Algérie a les moyens de devenir un acteur majeur dans ce secteur et la création de ce ministère vise justement à la développer davantage. Les possibilités d’exportation de produits pharmaceutiques sont ainsi dans le viseur. Surtout que le secteur présente une très forte plus-value en matière de croissance économique en plus d’être un pourvoyeur de milliers d’emplois. À retenir enfin dans ce remaniement, le maintien des ministres à la tête des portefeuilles de souveraineté. Toutefois, aller vers une nouvelle orientation économique entend affecter de nouvelles missions ministérielles en conséquence. Dans le but justement de créer les conditions d’exportation du produit algé- rien et son placement sur le marché étranger, faut-il en effet accompagner cette politique d’un bon travail qui repose sur la diplomatique économique. Dans ce sens, le département des Affaires étrangères se verrait chargé de cette nouvelle mission. D’ores et déjà, la présidence de la République mène un travail de fourmi à l’effet d’asseoir, à juste titre, une véritable diplomatique économique.
Farid Guellil